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De la neige à la canicule, la folle météo du mois de juin en Occitanie

Du froid au chaud. Une météo qui perd la tête ? / © MaxPPP / Michel Clementz - Ax 3 Domaines
Du froid au chaud. Une météo qui perd la tête ? / © MaxPPP / Michel Clementz - Ax 3 Domaines

La météo de ce mois de juin a été exceptionnelle en Occitanie. Des records ont été battus, de chaleur avec l'épisode de canicule. De froid avec des chutes de neige en moyenne altitude sur les Pyrénées. Mais aussi de vent, avec une rafale record relevée à Toulouse. Le tout en à peine 15 jours.

Par Emmanuelle Gayet

On vient de vivre une météo exceptionnelle avec des scénarios inhabituels et très contrastés réunis sur un seul mois. Celui de juin 2019.

Le 12 juin, le thermomètre affiche des valeurs bien en deçà des normales de saison, avec des chutes de neige en moyenne montagne sur les Pyrénées. Fin juin, c'est un épisode de fortes chaleurs, qualifiées de canicule en raison de sa durée et de son intensité, qui a touché le sud de la France. Il prend fin ce dimanche 30 juin. 

Météo France a même déclarée la mise en vigilance rouge pour les risques liés à la canicule sur 4 départements dont l'Hérault et le Gard en Occitanie. Du jamais vu en France.

De plus, le 19 juin, une tempête de vent, d'une rare intensité, s'est déclarée en Haute-Garonne. Une rafale de vent à plus de 137km/h a été enregistrée à Toulouse.
 

35 degrés d'écarts en 16 jours

Le 13 juin, Météo France relève, des températures records de froid. 

Les plus basses relevées depuis plus de 30 ans après un 10 juin,

précise Roland Mazurie, chef du centre météorologique de Montpellier.
  • 1,6°C au Caylar sur le Causse, valeur qui bat le record "bas" de température minimale pour le mois de juin, l'ancien record étant de 4,0°C le 5 juin 2013
  • 4,7°C à la Vacquerie-et-Saint-Martin (également sur le Causse), valeur qui égale de record "bas" du 5 juin 2014
  • 5,5°C à Prades-le-Lez (record de juin de 4,9°C approché mais pas battu), mais valeur jamais observée sur ce site après un 10 juin donc
  • 6,1°C à Bédarieux, valeur proche du record de juin de 5,8°C le 13 juin 1998
  • 7,4°C à St-André-de-Sangonis, valeur battant le record de 8,1°C du 11 juin 2005
Les pulls étaient de sortie sur l'Occitanie, alors que le mois de mai avait au contraire été chaud.
Dans le même temps, sur les Pyrénées, il neige à 2000 mètres. Plusieurs dizaines de centimètres sont tombés. Un retour éphémère à l'hiver.
 


16 jours plus tard, le 28 juin à Gallargues (Gard), le mercure monte à 45,9 degrés. Une valeur record jamais enregistrée sur l'Hexagone. Des écarts de plus de 30 degrés entre les minimales et les maximales. Une différence thermique remarquable qui peut déstabiliser.
 
Si l'est de l'Occitanie a été particulièrement touché, le nombre de records battus en atteste, la chaleur n'a pas épargné les sommets. Habituellement, avec l'altitude, la fraîcheur résiste mieux et plus longtemps.

Or, le 26 juin à 2877m, le thermomètre a grimpé à 20, 6 degrés au Pic du Midi, dans les Hautes-Pyrénées. Une température jamais égalée depuis le début des relevés de la station météo située au sommet.

Une vigilance rouge sur l'Hérault et le Gard, une première en France

Le mois de juin se termine. On vient de vivre, l'un des épisodes les plus chauds de l'histoire, quatre départements de l'est de la France en vigilance rouge en raison des fortes chaleurs, dont l'Hérault et le Gard. Une première depuis la mise en place de ce dispositif d'alerte en 2004. 

Cette situation climatique sans précédent est due à des masses d'air venant du Sahara. Des écoles ont été fermées auxquelles s'est ajouté une alerte à la pollution à l'ozone et aux particules.

Une rafale de vent d'une rare violence à Toulouse

Autre phénomène intense à Toulouse. C'était du jamais vu depuis la tempête de 1999.  Une rafale de vent à 137 km/h est relevée sous les orages , mercredi 19 juin au soir par la station météo de Toulouse Francazal.

Les pluies ont également été d'une intensité remarquable.


Plusieurs phénomènes intenses se sont cumulés ce mois-ci. Un concentré d'évènements qui nous ramènent à la question du dérèglement climatique qui anime les repas de famille. Le mois de juin, un peu fou, que nous venons de vivre sera-t-il un modèle courant dans les années qui viennent ? Seul l'avenir nous le dira.

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