Obligation vaccinale : Montpellier, Sète, Narbonne... une situation sous contrôle dans les hôpitaux

Depuis ce mercredi, la vaccination est obligatoire pour les personnels soignants, sous peine de suspension du contrat de travail. Si dans certains établissements français la situation pose problème, cela ne semble pas être le cas dans les hôpitaux du Languedoc.
Le CHU de Montpellier - archives.
Le CHU de Montpellier - archives. © MaxPPP - Guillaume BONNEFONT

Dans les services RH des hôpitaux d'Occitanie, c'est l'effervescence pour comptabiliser le nombre de salariés vaccinés : "Ils avaient jusqu'à minuit pour nous donner les documents prouvant qu'ils sont vaccinés et hier encore des personnes venaient déposer leur papier vaccinal", explique le centre hospitalier de Narbonne. La plupart des hôpitaux refusent de communiquer le pourcentage de soignants ayant reçu au moins une première dose, faute d'avoir des chiffres pleinement arrêtés.

Au CHU de Montpellier, selon les services, ce sont 96% à 100% des soignants qui ont d'ores et déjà reçu une première injection. Le centre hospitalier du bassin de Thau, lui, fait encore mieux puisque 98% du personnel est vacciné, un taux qui grimpe à 100% du côté des médecins.

Une situation plutôt rassurante

Des chiffres satisfaisants qui, même s'ils ne sont pas encore complets, laissent penser à certains établissements qu'il n'y a pas de raisons de s'inquiéter. Au centre hospitalier de Narbonne aucune déprogrammation d'opérations n'est envisagée pour le moment et la direction reste "confiante". Un optimisme qui contraste avec la situation vécue par d'autres hôpitaux français, comme celui de Montélimar qui a dû reporter près de 150 opérations, faute de personnel vacciné pour assurer ces interventions.

À la clinique du Parc de Castelnau-le-Lez, 24 salariés sur les 600 que compte l’entreprise ne sont pas à jour du vaccin, soit 3%. Et si ce pourcentage est extrêmement faible, il va quand même pousser l’établissement à des ajustements du côté des opérations : “Nous espérons que ces 24 personnes changent d’avis parce que nous avons besoin d’elles, explique Jérôme Saint-Léger, directeur de la clinique du Parc. Malheureusement, les intérimaires ne sont plus si nombreux  donc nous notre travail au quotidien c’est d’ajuster le nombre de lits au sein desquels nous pouvons hospitaliser des malades.” Depuis le début de la pandémie, 40% des interventions de cette clinique ont été reprogrammées selon son directeur.

Des opposants qui ne désarment pas

Le personnel hospitalier n’est pas le seul à devoir montrer patte blanche pour aller travailler. Soignants en Ehpad, libéraux, aides à domicile, pompiers, ambulanciers… Ce sont 2,7 millions de personnes qui sont concernées par la mesure. S’il est difficile d’avancer un chiffre concernant ceux qui sont déjà vaccinés, les non-vaccinés restent très minoritaires.

Mais être vacciné n’est pas forcément signe d’approbation de l’obligation vaccinale. En effet, ceux qui n’auraient pas au moins reçu une dose au 15 septembre seront suspendus sans salaire, de quoi convaincre les plus récalcitrants.
Lundi, la CGT Santé appelait d’ailleurs à la grève partout en France pour protester contre l’obligation vaccinale et dénoncer la dégradation des conditions de travail des soignants. Un appel qui a notamment mobilisé une cinquantaine de salariés de l'hôpital de Thuir dans les Pyrénées-Orientales.

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