Ours dans les Pyrénées : les éleveurs affirment avoir obtenu des engagements du président Macron

De nombreux élus locaux estiment que la présence de l'ours n'est pas compatible avec la pratique de l'agropastoralisme. / © Georges Bartoli/MaxPPP
De nombreux élus locaux estiment que la présence de l'ours n'est pas compatible avec la pratique de l'agropastoralisme. / © Georges Bartoli/MaxPPP

Le Président Macron a reçu mardi 14 janvier 2020 à Pau une délégation d'éleveurs des Pyrénées, parmi lesquels le président de la chambre d'agriculture de l'Ariège, Philippe Lacube, sur la question de l'ours et des prédations. Des engagements forts ont été pris, notamment l'arrêt des réintroductions.

Par Marie Martin

C'était une promesse du président Emmanuel Macron, faite en juillet dernier, lors du Tour de France. Il s'était alors engagé à recevoir des éleveurs anti-loup et anti-ours à Paris. C'est finalement à Pau, lors d'une visite sur le thème de l'écologie, mardi 14 janvier 2020, que le président Macron a finalement reçu une délégation d'éleveurs. Et l'échange a été apparemment fructueux pour ces derniers.
Une heure et demi d'entretien avec la ministre Emmanuelle Wargon, dont 45 minutes avec le président lui-même et au final, des engagements forts auxquels ne s'attendaient peut-être pas ces représentants des Hautes-Pyrénées, des Pyrénées-Atlantiques et de l'Ariège, parmi lesquels le président de la chambre d'agriculture Philippe Lacube.

Selon ce dernier, la conversation a été très instructive : "il nous a beaucoup écoutés". Le président aurait surtout pris trois engagements forts : 
  • l'arrêt des réintroductions d’ours qui devrait être consigné par écrit
  • une révision du suivi des ours à problème en liaison avec l’Office français de la biodiversité (possibilité d'extraire les ours à problèmes) 
  • un repositionnement des élus locaux au centre du dossier
Ce dernier point satisfait particulièrement Philippe Lacube : "C'est la clé de ce dossier. On ne pourra plus être exclu des discussions". 

Les défenseurs des ours n'ont pas tardé à réagir : Pays de l'Ours-Adet rappelle que "Promettre, c'est bien ; encore faut-il que les promesses soient conformes au droit notamment européen. En l'occurrence, ce n'est pas le cas et elles resteront sans effet (sauf éventuellement le temps d'en obtenir l'annulation par les tribunaux". [...] "La restauration d'une population d'ours viable est une obligation, et cela implique de nouveaux lâchers d'ours". 

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