Simulation de prise d'otages à Argelès-sur-Mer: 60 gendarmes à l'assaut des terroristes dans un camping

Exercice dit de "tuerie de masse" à Argelès-sur-Mer dans les Pyrénées-Orientales. Les gendarmes se sont entraînés à neutraliser des terroristes qui retenaient une cinquantaine de vacanciers en otage dans un camping. 
Les gendarmes en exercice à Argelès dans les Pyrénées-Orientales. Le scénario : des terroristes ont pris 50 vacanciers en otage dans un camping.
Les gendarmes en exercice à Argelès dans les Pyrénées-Orientales. Le scénario : des terroristes ont pris 50 vacanciers en otage dans un camping. © F3 Occitanie
Pendant plus de deux heures, une attaque terroriste a été simulée dans un camping d'Argelès-sur-Mer dans les Pyrénées-Orientales.

L'objectif pour les gendarmes est de s'entraîner à ce type d'opération à l'approche des vacances d'été, en particulier dans cette commune catalane où sont implantés de nombreux établissements d'hôtellerie de plein air.


Une simulation de grande envergure


Les grands moyens ont donc été déployés avec une soixantaine de gendarmes des Pyrénées-Orientales, dont le peloton de surveillance et d'intervention (PSIG), un hélicoptère pour survoler la zone et le recours à un chien détecteur d'explosif.
   
Dans cette simulation, 50 vacanciers sont pris en otages par trois terroristes lourdement armés et bardés d'explosifs.  



On a l'adrénaline qui monte automatiquement même si ce n'est qu'un exercice !


raconte un gendarme, sous sa cagoule.
 

Au terme de cette opération, appelée "tuerie de masse", les trois terroristes seront neutralisés. Bilan : 8 blessés.

C'est un problème complexe, vous avez pluralité d'auteurs et pluralité de victimes et le tout dans un temps très court. L'objectif principal est d'identifier la menace, la localiser, la traiter et la fixer.


explique Christophe DUMAS, commandant de gendarmerie de la compagnie de Céret.


Coller à la réalité


Régulièrement face à la menace terroriste, les différentes brigades de la gendarmerie s'entraînent dans des situations et des terrains différents. Les exercices comme celui-ci collent au plus près de la réalité. 

Une vingtaine de sapeurs-pompiers étaient également mobilisés sur place, tout comme le SAMU avec un poste médical avancé.

Le risque d'attentat demeure toujours élevé. Le gouvernement le dit : toutes les semaines, il y a des tentatives attentats qui sont déjouées. Nous devons être préparés quand quelque chose comme cela arrive, il faut que l'on ait l'habitude de travailler ensemble. 


affirme Philippe Chopin, le préfet des Pyrénées-Orientales

Dans ce département, trois exercices de ce type sont réalisés chaque année. 





 
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