Crèche de Noël controversée à Perpignan : comment le maire RN Louis Aliot espère empêcher l'interdiction en justice

Le Pessebre, crèche de Noël catalane, est inauguré ce 26 dimanche novembre à Perpignan. Si l'installation avait valu à la mairie de se voir imposer son retrait en 2022 au nom de la séparation des Églises et de l'État, elle a cette année été installée dans un caisson en bois au bord de l'hôtel de ville.

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Les opposants s'étaient dits "prêts" à demander son retrait dès que celui-ci serait installé. Le Pessebre, crèche de noël catalane, est inauguré ce dimanche 26 novembre à Perpignan.

Une installation réalisée par la municipalité, qui lui avait valu de se voir imposer en 2022 le retrait de cette dernière par le tribunal administratif de Montpellier. La crèche de noël catalane était installée dans l'enceinte de l'hôtel de ville. Elle devait être enlevée sous peine d'une sanction de 100 € par jour de maintien supplémentaire, au nom du respect de la loi de 1905 concernant la séparation des Églises et de l'État.

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Le maire (RN) de la commune, Louis Aliot, avait finalement maintenu la crèche jusqu'au 2 janvier.

Cette nouvelle installation, qui doit être visible jusqu'au 7 janvier prochain, a été mise en place au bord de l'enceinte de l'hôtel de ville. Elle est accessible depuis la mairie grâce à des grilles ouvertes sur la rue. Le Pessebre est cependant caché de l'extérieur grâce à un caisson en bois. 

"C'est une inauguration qui ne devrait pas provoquer de débat, tellement cela fait partie de notre imaginaire, a indiqué Louis Aliot dans son discours. Mais ici, à Perpignan, on est obligé de dire les choses et de faire preuve d'innovation pour protéger nos traditions". 

Concernant les procédures juridiques, il précise : "On a perdu devant le tribunal administratif l'an dernier, mais devant le conseil d'État, ce n'était pas tout à fait aussi clair. Ce Pessebre est de tradition catalane. À ce titre, il est au-delà de ce qu'il représent".

"Cette année, on l'a remis, avec une particularité... Un appendice", a précisé durant son discours le maire RN de Perpignan, provoquant des rires dans l'assistance. La particularité, c'est que cet appendice n'est pas dans l'hôtel de ville, il est sur la voie publique. Cela n'empêchera pas la gauche de nous attaquer en justice". 

"La mairie, c'est la maison de tous les Perpignanais"

"C'est un dedans-dehors, comme si, dans la loi, il y avait un dedans-dehors, exprime Françoise Attiba, Présidente de la Ligue des droits de l'homme des Pyrénée-Orientales. La loi, c'est la loi. Cette mairie, c'est la maison de tous les Perpignanais. C'est ennuyeux que le premier magistrat de la ville ne respecte pas la loi". Elle a indiqué que le collectif, dont faisait partie l'association l'an dernier, "allait réfléchir" et se réunir pour voir si une plainte serait déposée. 

"C'est symbolique, mais c'est un symbole important, car il y a un double langage sur la laïcité de la part de la mairie. On l'instrumentalise quand il s'agit des musulmans, mais on n'en a rien à faire quand il s'agit des catholiques", exprimait Guillem Vaulato, secrétaire général de la CGT des territoriaux de Perpignan, le 16 novembre dernier. 

Une crèche, ça a sa place dans une église, dans une chapelle, pourquoi pas dans l'espace public, mais surtout pas à la mairie.

Françoise Attiba, présidente de la LDH des Pyrénées-Orientales

"Jusqu'à la grille, c'est l'hôtel de ville. Après la grille, c'est l'espace publique"

"J'ai fait du droit [...]. Jusqu'à la grille, c'est la voie publique, après la grille, c'est l'hôtel de ville, justifie Louis Aliot à notre journaliste Philippe Georget. [Les opposants] défendent soi-disant la laïcité, mais ne disent rien sur l'islamisme radical. Ce sont des anti-Français, en quelque sorte"

"C'est important, il fallait faire en sorte que ce soit inaugurer de cette façon. C'est pour bien marquer ce soutien à la république, aux traditions religieuses, et revenir à des fondamentaux, à des choses importantes", exprime l'une des participantes à l'inauguration. "Pour moi, la laïcité, c'est être capable de vivre tous les uns avec les autres", indique cet autre. 

Une petite centaine de personnes assistaient ce matin à son inauguration. 

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