Perpignan : un responsable étudiant de la fac de droit dénonce des cas de harcèlement sexuel

Dans une video postée sur internet, des étudiants de l'université de Perpignan se sont posés en lanceurs d'alerte pour plusieurs étudiantes qui se disent victimes de harcèlement sexuel de la part d'un enseignant. Lundi 4 mars, l'université indique avoir saisi le procureur de la République.
université Perpignan / illustration
université Perpignan / illustration © MAXPPP / Clementz Michel
La vidéo a déjà été vue des milliers de fois, elle circule sur le réseau social Facebook depuis mi-février. Dans cette vidéo, le vice-président des étudiants, Lucas Lafitte, dénonce avec un ton très sérieux des suspicions de harcèlement sexuel au sein de la faculté des sciences juridiques et économiques de Perpignan.

Selon ses dires, huit jeunes femmes, âgées de 19 à 23 ans auraient été victimes de harcèlement sexuel. Dans cette vidéo, Lucas Laffite, vice-président étudiant de la faculté l’assure, l’auteur de ces actes serait un enseignant : 

Le présumé harceleur sexuel est une personne qui enseigne des travaux dirigés à la faculté de droit, dit-il.

"Il les ajoute sur Facebook, puis peut leur envoyer des messages répétitifs, jusqu'à 12 pour l'une d'entre elles leur demandant d'avoir des prestations sexuelles en échange d'une note arbitraire", précise Lucas Laffitte.


Ce présumé harceleur enverrait des textos aux étudiantes pour les inviter à boire un verre, et d'autres textos avec des photos de son sexe. 
   

Témoignages qui dénoncent plusieurs harcèlements sexuels à la Faculté des sciences juridiques et économiques de Perpignan. Les plaignantes, étudiantes, doivent libérer leur parole et nous les soutiendrons dans le respect de la présomption d'innocence, peut-on lire en dessous de la vidéo.


Les étudiants élus de l’université de Perpignan espèrent qu’avec cette vidéo, les harcèlements vont cesser au sein de la faculté.

Le procureur de la République saisi

Dans un communiqué la présidence de l'université affirme lundi 4 mars avoir ouvert une enquête interne qui durera 6 semaines, à la suite de plusieurs témoignages. "Cette enquête vise à faire la lumière sur les faits évoqués, définir précisément les protagonistes et formuler des préconisations s'agissant de suites éventuelles à donner". En outre, la personne visée par les accusations a été suspendue pour "permettre à l'enquête de se dérouler dans un climat de sérénité" et le procureur de la République a été saisi par la présidence de l'université. 
 
 
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