PHOTOS. Drogue : plan de cannabis par centaines, climatiseurs, lampes UV, les gendarmes découvrent une « cannabiculture d’ampleur » dans un hangar

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Écrit par Karen Cassuto

Dans un hangar de la commune de Montescot (Pyrénées-Orientales) les gendarmes ont découvert 122 kilos de cannabis répartis sur 563 pieds et têtes prêtes à la vente.

Les gendarmes appellent cela une "cannabiculture indoor". Concrètement, dans un hangar à Montescot, dans les Pyrénées-Orientales, ils ont trouvé 563 pieds et têtes de cannabis "prêtes à la vente", indique la Gendarmerie des Pyrénées-Orientales sur son compte Facebook. Une perquisition possible grâce à un informateur dont les soupçons ont été confirmés par une surveillance. 

Au total, 122 kilos sont perquisitionnés dans cette "cannabiculture". Un poids plutôt rare, alors que "le phénomène de cannabiculture monte en puissance depuis quelques temps, on le sait, même s'il n'y a pas forcément plus de saisies", explique un capitaine de gendarmerie des Pyrénées-Orientales. Il justifie cette hausse par le fait qu'il ne faille "pas grand chose comme matériel pour se lancer dans ces cultures".

"Un attirail impressionnant"

Dans ce hangar, ils découvrent "un attirail impressionnant" commentent les gendarmes. Et de décrire : "une salle de culture d’environ 60 m2, équipée de climatiseurs, de plus de 60 transformateurs, d'extracteurs d'air, etc... Une installation électrique conséquente!"

"Ca coûte très cher en consommation électrique", rapporte un capitaine de la gendarmerie. "Il faut beaucoup de matériel comme des lampes UV parce qu'il faut beaucoup de chaleur et d'humidité mais souvent tous les branchements sont sauvages", précise-t-il. 

Garde à vue

Un homme de 23 ans a été interpellé, placé en garde à vue et présenté à un procureur et à un officier de police judiciaire. Il est convoqué à une audience correctionnelle et "devra répondre prochainement de ses actes devant la justice" précisent les gendarmes. Ils ajoutent : "en attendant, il a été placé sous contrôle judiciaire avec de nombreuses obligations" comme des soins, l'interdiction de retourner sur les lieux de production ou encore l'obligation de pointage. L'homme était connu des services de police pour des faits mineurs.

Et si c'était du CBD ?

Sur les réseaux sociaux, les internautes posent la question d'éventuel CBD dont la culture est autorisée. Il s'agit de cannabidiol, qui ressemble fortement à du cannabis puisque c'est la même plante : le chanvre, mais dont le taux de THC (principale molécule active du cannabis) est inférieur à 0,2%. 

Le capitaine de la gendarmerie raconte : "tous les propriétaires des cannabicultures que l'on trouve nous disent que c'est du CBD mais ce n'est jamais le cas!" Il affirme procéder à des premiers tests sur place, complétés par des analyses en laboratoire pour confirmer, à chaque fois, qu'il s'agit bien de cannabis. "De toute façon l'odeur ne trompe pas" pense-t-il. 

Et ensuite, tout est détruit

Après l'arrachage des pieds, les gendarmes indiquent avoir procédé à la destruction des pieds de cannabis.