Un an après la fermeture de plusieurs routes secondaires à la frontière Espagnole, le bilan est mitigé

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Écrit par Josette Sanna et Philippe Georget
Il y a un an, le préfet des Pyrénées-Orientales décidait de fermer plusieurs axes secondaires notamment pour lutter contre l'immigration clandestine comme ici au niveau de la gare entre Cerbère et Port-Bou.
Il y a un an, le préfet des Pyrénées-Orientales décidait de fermer plusieurs axes secondaires notamment pour lutter contre l'immigration clandestine comme ici au niveau de la gare entre Cerbère et Port-Bou. © NICOLAS PARENT / MAXPPP

Il y a un an le préfet des Pyrénées-Orientales décidait de fermer plusieurs routes secondaires pour lutter contre le trafic de drogue et l'immigration clandestine. Quel bilan en tirer un an après.

Au nom de la lutte contre l'immigration clandestine et le trafic de drogue, quatre routes secondaires sont fermées depuis un an dans les Pyrénées-Orientales. Et elles vont le rester jusqu'à nouvel ordre selon le préfet du département. Dans les villages frontaliers, comme Banyuls par exemple, les habitants sont exaspérés.

Blocs de pierre

Des blocs de pierre  ferment depuis un an la frontière au niveau du col de Banyuls.
Le 11 janvier 2021 en effet, le préfet des Pyrénées-Orientales décidait de fermer cinq routes secondaires menant en Espagne, pour lutter contre le trafic de drogue et l'immigration clandestine. Et selon Etienne Stoskopf, le bilan au bout d'un an est plutôt positif car il concentre les flux vers des voies mieux surveillées. "Nous constatons que ces tentatives de passage sont plus complexes sur ces points obturés.

Nous avons aussi constaté que cela désorganisait les flux sans avoir de chiffres précis.

Etienne Stoskopf

Préfet des Pyrénées-Orientales

En revanche ce que nous savons c'est que 2021 a été une année record : nous avons interpellé 12 800 personnes, du jamais vu jusque là et les saisies de cannabis n'ont jamais été aussi importantes", assure le préfet du département.

Blocage mal compris

Coupés de leur route la plus directe vers l'Espagne, les habitants de Banyuls comprennent mal ce blocage de la frontière. "Cette fermeture n'empêche finalement que les voitures de passer, pas les clandestins. Au final ils passent plus par la nationale", assure un motard croisé lors du reportage. "Quand on va à la Jonquère, nous sommes obligés de faire un détour de 80 kilomètres", ajoute un autre habitant de Banyuls.

Je gère des gites et depuis cette fermeture, j'ai beaucoup moins de réservations. C'est plus dur.

Un habitant de Banyuls

Une route rouverte

En mars dernier, 400 manifestants, français et espagnols, s'étaient réunis près de Coustouges sur l'un des passages fermés. Une mobilisation qui avait payé, deux mois plus tard ce passage-là était rouvert.
En novembre à Banyuls, des militants avaient réussi durant quelques heures seulement à déplacer les blocs de pierre. Mais ce passage, comme quatre autres dans le département des Pyrénées-Orientales restent à ce jour fermés. Et, selon le préfet, devraient le rester encore quelque temps.

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