Record de chaleur et record d'absence de pluie battus en août en Languedoc et en Roussillon

illustration / © MaxPPP / Jean-Luc Flémal
illustration / © MaxPPP / Jean-Luc Flémal

Un zéro pointé en août pour Nîmes et le Gard en terme de pluviométrie. Le.reste du Languedoc et du Roussillon a connu le mois d’août le plus sec depuis le début des relevés, il y a près de 100 ans. Le bilan de Météo France observe également un des mois d’août les plus chauds depuis 1970.

Par FD avec F.Hertmann


0 mm de pluie observé depuis fin juillet, c’est un record de plus pour Nîmes après celui de la chaleur nationale absolue fin juin dans le Gard, avec 45,9°C à Gallargues-le-Montueux.

Pour Perpignan, même constat… Pas de pluie ! La carte de Météo France est éloquente, la zone rouge représente la partie du Languedoc-Roussillon dans laquelle les précipitations ont été largement en dessous de la moyenne. Surtout dans la plaine, sur le littoral en remontant la vallée du Rhône.
 
Carte pluviométrique août 2019. / © F3 LR
Carte pluviométrique août 2019. / © F3 LR

Où que l’on regarde, à Carcassonne, à Mende ou à Béziers, on est largement en dessous des moyennes pluviométriques observées. Météo France rappelle que d’habitude, si on peut encore parler d’habitude, le mois d’août voit le retour des pluies et/ou des orages… Sauf que cet été 2019, il a fallu attendre les tous derniers jours du mois pour avoir un peu de pluie et encore pas partout.

Résultat, l'état de sécheresse sévère persiste en ces premiers jours de septembre.
 

Août : un mois très sec et très chaud


Le mois d’août fut aussi très très chaud…
Les températures sont notamment redevenues très élevées les trois derniers jours du mois, avec un record pour Nîmes à 37,5°C. Des températures bien au dessus des moyennes de saison établies sur la période de référence entre 1981 et 2010.

Exemple à Montpellier, où le thermomètre a affiché ce mois d’août, un degré de plus en moyenne par rapport à la moyenne depuis 1970.
 
Carte d'écart de la température moyenne à Montpellier entre 1970 et 2019. / © F3 LR
Carte d'écart de la température moyenne à Montpellier entre 1970 et 2019. / © F3 LR

On est loin de la canicule d’août 2003, mais on enchaine tout de même depuis 2015, les mois d’août les plus chauds depuis bientôt 50 ans.

On peut toujours se dire que l’ensoleillement fut excellent, avec une vingtaine d’heures de soleil en plus. Et se réjouir que la mer est restée très chaude tout l'été, montant jusqu’à 28°C et qu'en cette fin de saison, elle a été encore enregistrée hier dimanche à 26°C au large de Sète.
Un record de plus. Mais tout cela est-t-il normal ? Non pour cette décennie mais cela le sera peut-être en 2050.
 

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