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Selon Carole Delga, la LGV Montpellier-Perpignan se fera comme celle de Bordeaux-Toulouse

LGV / © Patrice Hertzog / AFP
LGV / © Patrice Hertzog / AFP

La réalisation de la Ligne à grande vitesse (LGV) Bordeaux-Toulouse n'empêchera pas la réalisation de la LGV Montpellier-Perpignan, a affirmé mardi à Toulouse Carole Delga, tête de liste socialiste aux élections régionales dans la région Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon.

Par MP + AFP

La garantie du ministre
"J'ai reçu lundi une lettre du ministre des Transports Alain Vidalies. Il garantit que la ligne LGV Bordeaux-Toulouse n'obérera pas la LGV Montpellier-Perpignan", a assuré Mme Delga, lors d'un débat avec son adversaire Les Républicains (LR) Dominique Reynié organisé à l'occasion de l'assemblée générale de la Fédération régionale des travaux publics (FRTP) Midi-Pyrénées.
"Dès que je suis élue, j'irai voir le Premier ministre pour que les deux lignes soient lancées", a ajouté Mme Delga, précisant qu'elle souhaitait aussi un meilleur cadencement des trains entre Montpellier et Toulouse.

Et le financement ?
"Avez-vous une idée du financement de cette ligne Montpellier-Perpignan ?", l'a interrogée M. Reynié, certain que la France n'a pas les moyens pour cet investissement de plusieurs milliards d'euros.
"Je peux vous montrer la lettre", a rétorqué Mme Delga, qui avait interrogé M. Vidalies par écrit il y a une dizaine de jours sur les intentions du gouvernement à ce sujet. Et de souligner son attachement à la ligne entre Bordeaux et Toulouse et à celle entre Montpellier et Perpignan.

Les futures LGV 
Alain Vidalies a annoncé samedi 26 septembre que le gouvernement avait validé la réalisation des lignes à grande vitesse (LGV) Bordeaux-Toulouse
et Bordeaux-Dax
, dans le cadre du Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO), malgré l'avis négatif de la commission d'enquête publique.
Après l'annonce de la validation par le gouvernement, les réactions sont nombreuses. Les politiques sont plutôt satisfaits (mais pas tous), les opposants, eux, font la grimace et dénoncent un déni de démocratie.
Alors que le tronçon entre Nîmes et Montpellier est en construction avec une mise en service prévue en 2017, la LGV Montpellier-Perpignan, chaînon manquant dans la ligne à grande vitesse entre Paris et Barcelone, n'est toujours pas officiellement programmé. L'annonce de la réalisation de la liaison entre Toulouse et Bordeaux fait craindre aux élus du Languedoc-Roussillon un report sine die du projet de jonction entre Montpellier et Perpignan.

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