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Jean-Michel Baylet nommé ministre de l'aménagement du territoire, de la ruralité et des collectivités locales

Le patron de presse et président du Parti radical de gauche (PRG) a été nommé ce jeudi au gouvernement où il hérite du portefeuille de l'aménagement du territoire, de la ruralité et des collectivités locales.
Jean-Michel Baylet
Jean-Michel Baylet © MaxPPP
23 ans après sa dernière fonction gouvernementale, dans le gouvernement de Laurent Fabius, Jean-Michel Baylet redevient ministre en ayant été nommé par François Hollande ce jeudi 11 février ministre de l'aménagement du territoire, de la ruralité et des collectivités locales.

Il occupe le 10ème rang protocolaire dans le gouvernement, derrière Jean-Marc Ayrault (2ème), nouveau ministre des Affaries Etrangères ou Ségolène Royal (3ème) à l'écologie, mais devant Bernard Cazeneuve, le ministre de l'Intérieur (11ème) ou encore Stéphane Le Foll, à l'agriculture (12ème). 



Le président du PRG et patron de presse rejoint le gouvernement à la faveur de la sortie d'une autre élue radicale du Tarn-et-Garonne, Sylvia Pinel, son ex-collaboratrice, qui a choisi de se consacrer à son mandat de 1ère vice-présidente de la région Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées qu'elle va bientôt cumuler avec le mandat de députée du Tarn-et-Garonne qu'elle va récupérer.

23 ans que le nom de Jean-Michel Baylet circule pour revenir dans un gouvernement, mais à chaque fois cela ne s'était pas fait. Absent de la cohabitation de 1997 à 2002 sous le gouvernement de Lionel Jospin, son nom avait aussi circulé pendant la présidence de Nicolas Sarkozy (2007-2012) quand celui-ci cherchait des personnalités de gauche pour "ouvrir" le gouvernement. Là non plus, les discussions n'avaient pas abouti.
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Baylet et les remaniements
En 2011, Jean-Michel Baylet avait été le seul candidat non-socialiste à la primaire à gauche. Il s'est ensuite rangé derrière la candidature de François Hollande et le PRG a soutenu les gouvernements successifs de Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls. Mais des ennuis judiciaires l'ayant empêché jusqu'ici de rentrer au gouvernement lui-même, il avait poussé en 2012 sa collaboratrice Sylvia Pinel. 

Après une série noire sur le plan électoral avec la perte de son mandat de sénateur en septembre 2014 puis en mars 2015 celui de président du Conseil départemental du Tarn-et-Garonne, le patron de La Dépêche du Midi revient donc en force à moins de 18 mois de la fin du quinquennat de François Hollande. 
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