Coronavirus : les enseignants du Tarn veulent des consignes claires du Ministre de l'Éducation pour lundi

© J.Flémal/MAXPPP
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Ce dimanche 15 mars, le syndicat enseignant SNES-FSU du Tarn a publié une lettre ouverte adressée au directeur académique du département. Ils demandent à ce que le Ministre de l'Éducation donne des consignes claires aux enseignants suite à l'expansion rapide de l'épidémie de coronavirus. 

Par Margaux Dubieilh

"Rien n'a été fait pour anticiper les choses, on se retrouve tous le nez dans l'eau", résume Benoit Foucambert, secrétaire du SNES-FSU 81 et de la FSU 81. Difficile pour les enseignants du Tarn de savoir sur quel pied danser : doivent-ils se rendre dans leurs établissements scolaires lundi, ou bien rester chez eux ?
 

"On a besoin d'une consigne nationale claire"

Le syndicaliste et professeur d'histoire-géographie au collège Jaurès d'Albi regrette le manque de communication entre le Ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer et son gouvernement : 

Vendredi dernier, il nous disait qu'on devrait impérativement être présents dans l'établissement lundi. Hier soir, pourtant, le Premier Ministre a demandé de "limiter impérativement nos déplacements". Finalement, ça se fait au cas par cas. Mais on a besoin d'une consigne nationale claire.


Avec ses collègues, il a donc publié une lettre ouverte au directeur académique des services de l'Éducation nationale (DASEN) du Tarn. Et demande à tous les enseignants de suivre la consigne du corps médical, à savoir "rester chez soi". 
 


Service minimum

De son côté, le Ministre répondait aux journalistes de Franceinfo ce dimanche. Lorsqu'on lui a posé la question de savoir si les professeurs devaient se rendre sur leur lieu de travail, il a expliqué que "dans chaque cas, c'est le chef d'établissement qui est en situation de piloter qui vient et qui ne vient pas.", avant d'ajouter que ces derniers ne feront venir que le "strict minimum". 
 

"Rien ne peut remplacer le travail en classe"

Quant à la mise en place d'un suivi pédagogique à distance, Benoit Soucandert reste sceptique sur les conditions d'application : 

Rien ne peut remplacer le travail en classe avec les élèves. On va essayer de mettre en place un lien pédagogique avec les moyens du bord. Il n'y a pas eu de distribution de matériel pour les enseignants, et certains élèves ont des moyens limités pour suivre les cours en ligne. 

Cependant, les professeurs peuvent se porter volontaire pour garder les enfants des personnels soignants dans les établissements scolaires ce lundi. 
 



 

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