Grève des pompiers : un accord trouvé dans le Tarn

Trop de sollicitations et un cruel manque de moyens... Les pompiers se sont lancés dans un long mouvement de grève au niveau national depuis le 26 juin. Un mouvement auquel ont pris part les pompiers du Tarn qui réclament des recrutements. Un premier accord a été trouvé ce jeudi dans le département.

Ils sont en grève depuis dejà trois semaines pour réclamer des moyens supplémentaires. Tous les pompiers de France réclament plus de moyens et disent leur ras-le-bol face à la dégradation de leurs conditions de travail. Ceux du Tarn viennent d'obtenir des avancées : un accord a été trouvé avec le Service départemental d'incendie et de secours (SDIS). Un plan de recrutement est lancé sur trois ans.
 

23 000 interventions l'an dernier

Les quelques 250 pompiers professionnels du Tarn voient leurs interventions augmenter constamment. Ils en ont compté 23 000 l'an dernier et dénoncent un cruel manque de personnel. "Cela se traduit par un service dégradé et des délais d'intervention augmentés" explique Bertrand Poupounot, représentant de l'intersyndicale des pompiers du Tarn. "Pour être confortable, il nous faudrait 40 personnels de plus sur le terrain".
 

Un plan de recrutement

La demande des pompiers a été en partie entendue par le président du SDIS 81 qui a décidé de lancer un plan de recrutement mais se refuse pour l'instant à chiffrer le nombre de postes créés. "On ne s'engage pas sur le nombre précis aujourd'hui" explique Michel Benoît, le président du SDIS 81. "Je veux que ce nombre soit défini en fonction des besoins opérationnels du département et donc de la co-concertation que j'entends mener avec les représentants des pompiers". 
 

La grève continue malgré tout

La première réunion doit se tenir en septembre. En attendant, les pompiers du Tarn poursuivent quand même leur mouvement de grève. Par solidarité, disent-ils, avec le mouvement national. Une grève visible sur les frontons des casernes et sur leurs camions mais qui n'empêche aucune intervention puisqu'ils sont réquisitionnés pendant leur mouvement. 

Voyez le reportage de Matthias Julliand et Roxane Florin :