Meurtre d'Amandine Estrabaud : Guerric Jehanno reconnu coupable et condamné à nouveau à 30 ans de réclusion criminelle

La cour d'appel de Toulouse a condamné, vendredi 19 novembre, Guerric Jehanno à 30 ans de réclusion criminelle. L'homme était jugé une nouvelle fois pour le meurtre d'Amandine Estrabaud, disparue dans le Tarn en 2013 et dont le corps n'a jamais été retrouvé.

Le verdict a été rendu, vendredi 19 novembre, au terme de 4 heures de délibération des jurés de la cour d'Assises de Haute-Garonne (six femmes et trois hommes). Guerric Jehanno, le principal suspect dans la disparition d'Amandine Estrabaud a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle.

La cour a suivi les réquisitions de l'avocat général Bernard Lavigne, qui a qualifié ce crime "d'opportunité sans préméditation". Un verdict identique à celui rendu en première instance en 2020 par la cour d'Assises du Tarn.

Un faisceau d'indices concordants qui forge une intime conviction

Pendant son procès, l'accusé n'a eu de cesse de clamer son innocence. Juste avant que la cour ne se retire, Guerric Jehanno a déclaré :

Je suis innocent, ce jour là, je travaillais sur un chantier. Je comprends la douleur de la famille mais ce n'est pas moi qui était avec Amandine Estrabaud ce jour là. Je suis innocent.

Dans cette affaire, il n'y a ni aveu, ni corps. Mais dans son réquisitoire, l'avocat général a détaillé "le faisceau d'indices concordants qui forge une intime conviction". 

La défense avait plaidé l'acquittement

Les avocats de Guerric Jehanno avaient plaidé l'acquittement. Au terme d'une plaidoirie marathon de 5 heures, Maître Simon Cohen et Maître Marie-Hélène Pibouleau ont tenté de démontrer que ce procès ressemblait à une erreur judiciaire. En clair, comment juger un homme coupable d'un meurtre quand il n'y a aucune preuve de la mort. Une thèse qui n'a pas convaincu les jurés.

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