Les footballeuses d'Occitanie bloquées au Soudan pendant le coup d'Etat ont pu rentrer en France

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Écrit par Anastasia Nicolas avec Nathalie Rougeau
Des manifestants bloquent l'une des rues de Khartoum (Soudan) pour dénoncer le coup d'Etat militaire, lundi 25 octobre 2021.
Des manifestants bloquent l'une des rues de Khartoum (Soudan) pour dénoncer le coup d'Etat militaire, lundi 25 octobre 2021. © AFP

Les joueuses Sofia Guelatti (Rafettes de Rodez) et Armelle Khellas (Albi Marssac Tarn Football) sont rentrées en France dimanche 31 octobre. Elles étaient bloquées au Soudan avec l'équipe nationale algérienne dont elles font parties, alors qu'un coup d'Etat venait d'exploser dans le pays.

Après les doutes, la peur et l'incompréhension, c'est le soulagement. Les joueuses de foot de la sélection algérienne, bloquées près d'une semaine à Khartoum au Soudan, après le coup d'Etat survenu lundi 25 octobre, ont enfin pu rejoindre leurs clubs respectifs ce dimanche 31 octobre. Parmi elles, Armelle Khellas de l'équipe d'Albi Marssac Tarn Football (Tarn) et Sofia Guelatti, l'une des Rafettes de Rodez (Albi).

Les deux sportives étaient parties disputer le match retour contre l'équipe du Soudan pour le premier tour des éliminatoires de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) 2022. Nous avons pu nous entrenir avec Armelle Khellas, 21 ans, peu après son retour sur le territoire français. 

Comment avez-vous appris qu'un coup d'Etat était en train d'avoir lieu au Soudan?

Armelle Khellas: "Nous nous étions retrouvées comme d'habitude mardi matin à 9h pour le petit-déjeuner, et là on apprend que le pays a été victime d’un coup d’Etat. Notre première réaction, c’est qu’on ne sait pas trop ce qu’il se passe, mais on sait que ce qu’il se passe peut chambouler tout un pays. Nous nous disions: « Et maintenant qu’est-ce qu’il se passe ? Qu’est-ce qu’on fait ? ». Heureusement on a vite été rassurées par le staff de la sélection algérienne, c'était une chance d'être avec eux." 

C'est eux qui vous tenaient au courant de l'évolution de la situation?

Armelle Khellas: "Oui, mais comme nous ils subissaient aussi la situation... On suivait ce qu'il se passait à la télé, comme tout le monde. Au début nous avions un peu peur, car nous ne savions pas comment tout cela allait se passer. Et plus les jours passaient, plus nous nous rendions compte que nous étions vraiment en sécurité, et ça c'était le plus important. L’inquiétude, c’était plutôt de savoir quand est-ce que nous allions pouvoir rentrer et reprendre nos vies respectives."

Vous êtes restées combien de jours bloquées à l'hôtel? 

Armelle Khellas: "On est restées quatre jours de plus que ce qui était convenu. Je pense que l'hôtel a été choisi stratégiquement, on était vraiment loin [NDLR: des lieux d'affrontements]. 50 mètres à gauche et à droite, il y avait des militaires, des barrages... On n’a pas vu de nos yeux ce que l'on voyait à la télé, à part quelques nuages de fumée au loin."

Comment s'est passé le retour? 

Armelle Khellas: "On était contentes de rentrer, de voir cette période prendre fin. [...] Officiellement on a quitté le sol soudanais samedi. Nous sommes rentrées directement à Alger, puis nous avons dormi une nuit là-bas. Ensuite on est rentrées le lendemain, chacune dans nos clubs respectifs pour les joueuses évoluant en France". 

Lire aussi: Coup d'Etat au Soudan : inquiétude alors que deux sportives d'Occitanie sont sur place

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