• FAITS DIVERS
  • MÉTÉO
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SOCIÉTÉ
  • SPORT

Le tribunal de Nîmes se dit incompétent pour juger Claude Goasguen pour diffamation

Nîmes, Palais de justice - Claude Goasguen convoqué pour répondre de diffamation par le CFCM - 14 novembre 2014. / © F3 LR
Nîmes, Palais de justice - Claude Goasguen convoqué pour répondre de diffamation par le CFCM - 14 novembre 2014. / © F3 LR

Le tribunal correctionnel de Nîmes s'est déclaré "incompétent", ce vendredi, pour juger pour diffamation le député UMP de Paris Claude Goasguen, à la suite d'une plainte du Conseil français du culte musulman (CFCM). La plainte serait irrecevable car les propos ont été tenus à Paris.

Par Fabrice Dubault avec afp


Claude Goasguen avait évoqué "cette Shoah terrible qu'on n'ose plus enseigner dans les lycées tant on a peur de la réaction des jeunes musulmans qui ont été drogués dans les mosquées". C'était le 2 février 2014, à Paris, lors d'une soirée de gala d'une association juive.
Ces propos ayant été tenus dans la capitale, le tribunal de Nîmes a jugé "irrecevable" la plainte du CFCM devant la juridiction nîmoise.

Le CFCM s'est déclaré "très déçu" après une "décision incompréhensible", selon Khadidja Aoudia, avocate de l'Observatoire national contre l'islamophobie.

"Le tribunal considère que Nîmes n'est pas concerné alors que les propos ont été tenus sur la plan national. Il nous reste un mois pour faire une citation directe devant le tribunal de Paris", a-t-elle déclaré.


Abdallah Zekri, président de l'Observatoire, s'est également dit "très déçu par cette décision". Selon lui "le tribunal a botté en touche. Le CFCM va demander à son avocate de le citer à comparaître à Paris".

A la barre du tribunal, le 14 novembre, Claude Goasguen avait défendu ses propos, affirmant qu'ils n'avaient "rien de diffamatoire" car ils s'appuyaient "sur un rapport de l'Inspection générale de l'Education nationale" de 2004 sur l'antisémitisme et le racisme.

"Ce rapport dit qu'on a effectivement des difficultés pour enseigner la Shoah en France. C'est un devoir pour un parlementaire de le dire", avait déclaré Claude Goasguen, regrettant d'avoir employé le mot "drogués", un terme "mal choisi", et observant qu'il aurait dû utiliser "intoxiqués".


"Je ne dis pas qu'on fume des pétards dans les mosquées. Je dis que la radicalisation gagne un certain nombre de mosquées. Le président du CFCM, M. Dalil Boubakeur, dit exactement la même chose. Et je le soutiens", avait ajouté le maire du 16e arrondissement de Paris.

Nîmes : Le tribunal correctionnel s'est déclaré "incompétent" pour juger pour diffamation le député UMP Claude Goasguen
Reportage F3 LR : D.DeBarros et V.Banabéra

 

Sur le même sujet

Perpignan-Rungis : le train des primeurs finalement suspendu jusqu'au 1er novembre

Les + Lus