Le village de Massat, en Ariège, toujours mobilisé contre l'expulsion de Pierre Kilongo et de ses enfants

Environ 80 personnes sont venues de Massat et des environs pour soutenir Pierre Kilongo pour son audience au tribunal administratif de Toulouse. / © Marie Martin / FTV
Environ 80 personnes sont venues de Massat et des environs pour soutenir Pierre Kilongo pour son audience au tribunal administratif de Toulouse. / © Marie Martin / FTV

La mobilisation des habitants de Massat en faveur de Pierre Kilongo ne faiblit pas. Ils sont venus manifester leur soutien jusqu'à Toulouse où le tribunal administratif examinait ce lundi la situation de ce réfugié congolais installé dans leur village. Il est menacé d'expulsion avec ses 3 enfants.

Par Laurence Boffet

Ils sont mobilisés depuis que Pierre Kilongo s'est vu signifier une obligation à quitter le territoire français (OQTF). Et ils sont venus le dire haut et fort devant le tribunal admnistratif de Toulouse qui examinait la levée ou non de cette OQTF ce lundi. Environ 80 habitants de Massat et de ses environs ont accompagné lors de l'audience, ce réfugié congolais installé dans leur village et menacé d'expulsion depuis la mi-août.

"Une famille intégrée à la vie de la commune"

En janvier prochain, cela fera 3 ans que Pierre Kilongo s'est installé à Massat avec ses trois enfants. Originaire du Congo, il vit dans une maison prêtée par la mairie, cultive son jardin et bénéficie d'une promesse d'embauche. Ses enfants sont tous les trois scolarisés. "Une famille intégrée à la vie de la commune" selon son comité de soutien qui souligne que Pierre Kilongo souffre d'un grave diabète qui nécessite des soins quotidiens. Autant d'éléments qui ont conduit Pierre Kilongo et ses soutiens à saisir le tribunal administratif de Toulouse, pour contester cette obligation de quitter le territoire et demander sa levée.
Pierre Kilongo et ses soutiens, au tibunal administratif de Toulouse. / © Marie Martin / FTV
Pierre Kilongo et ses soutiens, au tibunal administratif de Toulouse. / © Marie Martin / FTV
Le tribunal devrait rendre sa décision d'ici 15 jours. 

 

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