Notre-Dame-des-Landes : Le Département signe 24 baux ruraux

le 17 septembre 2019, une manifestation devant la préfecture de Nantes où se décidait l'attribution des terres. / © France Télévisions Olivier Quentin
le 17 septembre 2019, une manifestation devant la préfecture de Nantes où se décidait l'attribution des terres. / © France Télévisions Olivier Quentin

Ce sont pour la plupart des zadistes ou des exploitants agricoles déjà présents et qui avaient participé à la lutte contre le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Vingt-quatre baux ruraux, contrats de location de terres, ont été signés par le Département de Loire-Atlantique.

Par Olivier Quentin

Le 17 septembre dernier, une réunion en préfecture décidait de l'attribution de 220 hectares à des candidats à l'installation ou/et à des exploitants désireux d'agrandir leur exploitation.

Des superficies qui faisaient partie de l'ex-projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes.
 

Les zadistes contre les méga fermes usines


"Toutes les terres doivent aller à des nouvelles installations" exigeaient les occupants de l'ancienne ZAD venus manifester devant la préfecture ce jour-là.

Ils ont été semble-t-il en partie entendus.
 

Des loyers indexés sur le respect de l'environnement


D'abord parce que les contrats de location signés par le Département de Loire-Atlantique l'ont été pour 11 d'entre eux avec des porteurs de nouveaux projets agricoles.

Ensuite parce que ces contrats intègrent (sauf un) des clauses environnementales avec pour but notamment la conservation du bocage. C'est en tout cas ce qu'a déclaré Philippe Grosvalet, le Président du Conseil Départemental.

Les baux ruraux signés incitent par leur drégressivité à s'engager dans des pratiques respectueuses de l'environnement.

Plus ce sera le cas, plus le locataire bénéficiera d'un loyer réduit.
 

la démarche va se poursuivre...


"Tout n'est pas réglé, il y a encore la question de l'habitat, des sièges d'exploitation, la reconquête de la qualité de l'eau, il y a encore beaucoup beaucoup de sujets, mais la démarche va se poursuivre et nous devrons avoir ce type de rencontre au
moins un fois par an"
, a déclaré à l'AFP Philippe Grosvalet.
 

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