COVID19 : "Le confinement, propice à l’approfondissement" pour la danseuse vendéenne Lise Dusuel à La Roche-sur-Yon

A l'heure du confinement, la danse est un symbole de liberté ! Dans le magazine de la création artOtech, nous laissons carte blanche à des danseurs, danseuses pour chorégraphier un lieu. Lise Dusuel a ainsi investi le CYEL de la Roche-sur-Yon.

© Anaïs Crusson - artOtech
Le CYEL, centre yonnais d’expression libre, est le conservatoire de La Roche-sur-Yon. La danse y côtoie le théâtre, la musique et l’art. C'est là que la chorégraphe Lise Dusuel a eu rendez-vous avec le ciel pour artOtech


 
La danseuse Lise Dusuel chorégraphie le CYEL à La Roche-sur-Yon
 


Ce jour là, artOtech était en tournage à La Roche-sur-Yon 


Nous quittions le théâtre où Yannick Jaulin avait retrouvé,  avec émotion la première grande scène de ses débuts. A deux pas de là, derrière des rues commerçantes et les vieilles maisons du coeur de ville, nous avions rendez-vous au CYEL, le centre yonnais d’expression libre avec la danseuse vendéenne Lise Dusuel. Ce batîment vetical, servi par des passerelles où s’échangent des apprentissages n'avait jamais connu d'expérience chorégraphique. Lise allait lui donner vie. De cette rencontre-découverte, il fallait inventer un langage qui parle à ce grand espace de verre, d'acier et de lumière. Lise y imprima d'emblée des mouvements fragiles et aériens. J'y voyais d'abord un albatros empêché avant que la danse et la caméra toute proche ne laissent sortir le petit oiseau épris de liberté. Comment résister à l'appel du ciel ? 

 

Danser est le fin mot de vivre et c'est par danser aussi soi-même qu'on peut seulement connaître quoi que ce soit.

Jean Dubuffet


Le confinement et la danse


En attendant de pouvoir réinvestir l'espace public, pour cause de confinement, nous sommes des oiseaux coincés au nid avec nos introspections forcées mais peut être vitales. Pour Lise :  "Cette période peut être propice à la création parce que l'on a du temps pour réfléchir sur plein de choses". Cet espace-temps inattendu n'est pas vécu par tout le monde de la même manière mais la concernant "oui, c'est assez productif. Je me questionne sur pas mal de points et je m'imagine les traduire de telle ou telle manière". Car la danse est avant tout, "un moyen d'expression universelle qui peut traduire beaucoup et parler de beaucoup de choses sans pour autant devoir dire un mot". la danse aussi parce que  "c'est un art, comme beaucoup d'autres, qui n'a pas vraiment de limite, on est constamment en train de renouveler sa gestuelle, il y a un champ de possibilité et c'est assez magique. Pour la chorégraphe, "un micro mouvement peu déjà dire beaucoup

 
Teaser Crossover Cie S'Poart chorégraphie de Mickael Le Mair et Lise Dusuel


La danse et notre vie

Lise Dusuel a commencé la danse hip-hop à la Roche-sur-Yon, en prenant des cours avec l'association break dance Yonnaise avant de se perfectionner et d'enrichir son bagage à Bordeaux. La danse, c'est d'abord tout une affaire de corps "il traduit parfois mieux nos états et il peut être guidé par autre chose que la réflexion, quelque chose de plus organique"  mais reste aussi un merveilleux moyen d'entrer en relation avec l'autre "c'est même une manière de se connecter aux autres d'une autre manière ou au contraire de "déconnecter" du quotidien pour aller ailleurs". Oui la Danse est utile à nos vies :"Sans elle, sans les arts en général la société serait bien plate, car ils permettent de mettre du relief, de soulever des questionnements de bien des façons, mais aussi et surtout de se faire plaisir et de faire plaisir aux autres".

 

Voir ou revoir l'épisode Artotech avec Yannick Jaulin dans lequel Lise Dusuel a dansé :

 
artOtech de Yannick Jaulin





 
Quelques repères sur Lise Dusuel
Après s'être formée au hip hop, la danseuse intègre pour 2 ans la formation professionnelle Rêvolution à Bordeaux où elle travaille les bases des danses académiques et enrichit son bagage technique en danses hip-hop. Par la suite, elle devient interprète dans différentes compagnies et depuis peu accompagne Mickael Le Mer (Cie S'poart) à la chorégraphie sur ses dernières pièces (Butterfly et Versus). Depuis janvier 2019, elle a monté sa propre compagnie, Aniaan, et travaille actuellement sur sa première création, un trio nommé "Appuie-moi sur toi"  dont la première est prévue en janvier 2021.
 
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