Agression dans un collège à Marseille : les enseignants font valoir leur droit de retrait

Les personnels du collège Coin Joli Sévigné (9e arrondissement de Marseille) ont décidé d'exercer leur droit de retrait mercredi, au lendemain de l'agression du chef d'établissement et du conseiller principal d'éducation.

Par Matthias Julliand


Les faits se sont déroulés mardi en fin de journée. Deux individus se sont introduits dans le collège Coin Joli Sévigné, situé dans le 9e arrondissement, agressant verbalement et physiquement l'équipe éducative, a déclaré le rectorat dans un communiqué. Selon Laurent Tramoni, secrétaire du Snes-FSU dans l'académie, il s'agit de proches d'une élève "décédée à son domicile vendredi par défenestration, dans des circonstances qui, pour l'instant, ne sont pas clairement établies". Les deux victimes, dont l'une s'est vu prescrire une incapacité totale de travail (ITT) de cinq jours, ont déposé plainte.

L'hypothèse d'un suicide de cette adolescente âgée de 13 ans et originaire de Mayotte, présentée comme "très perturbée", est privilégiée, a affirmé à l'AFP une source proche de l'enquête, confiée à la brigade des mineurs de la Sûreté départementale. La famille est convaincue de la responsabilité du collège dans ce drame, a expliqué M. Tramoni, précisant que la collégienne avait été "rappelée à l'ordre", notamment pour avoir utilisé son téléphone portable en cours. 

Face aux menaces de mort proférées, les enseignants ont décidé, en concertation avec leur hiérarchie, d'exercer leur droit de retrait, considérant que leur sécurité n'était pas assurée.

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