Disparition du petit Émile : la découverte des ossements de l'enfant relance l'enquête

Des ossements correspondant au corps du petit Émile ont été retrouvés samedi à proximité du Haut-Vernet (Alpes-de-Hautes-Provence). Cette macabre découverte, faite par une randonneuse, met fin à neuf mois de recherche. Mais la cause de la mort reste toujours inexpliquée.

L'expertise génétique réalisée à Pontoise à l'Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale (IRCGN) en atteste :  les ossements retrouvés ce samedi par un promeneur à proximité du hameau du Haut-Vernet sont bien ceux du petit Émile, âgé de deux et demi. L'enfant avait mystérieusement disparu le 8 juillet dernier alors qu'il était sous la surveillance de ses grands-parents. 

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Une découverte qui intervient 24 heures après "la mise en situation" organisée dans le hameau, à la demande des deux juges d'instruction et vient relancer une enquête au point mort.

"Une affaire complexe"

"Samedi, la gendarmerie nationale était informée de la découverte à proximité du hameau du Vernet d'ossements correspondant à ceux de l'enfant Émile Soleil", a indiqué dans un court communiqué le procureur d'Aix-en-Provence Jean-Luc Blachon, qui évoque sans plus de commentaire une  "affaire complexe".

Les enquêteurs ont immédiatement procédé à une identification ADN et poursuivent leurs analyses "criminalistiques". Par ailleurs, des recherches complémentaires sont en cours dans la zone géographique où les restes humains ont été retrouvés. 

Le secteur avait pourtant été ratissé à de nombreuses reprises par les enquêteurs à l'aide de chiens et de drones. Près de 100 hectares de forêt et de bois avaient été passés au peigne fin par des militaires, des habitants du village et quelque 800 bénévoles à l'occasion d'une battue citoyenne durant quatre jours, entre le 8 et le 11 juillet 2023.

L'enquête relancée par les expertises

Interrogé par France info, Jacques Dallest, ancien procureur général, affirme que si "la thèse de l'accident" ne peut être écartée, "l'autre hypothèse" à explorer reste "celle du corps déposé par le ravisseur. (...) De quoi est-il mort, c'est désormais la question à laquelle il va falloir répondre".

L'enquête, d'abord ouverte à Digne-les-Bains pour "disparition inquiétante", avait rapidement été confiée à deux juges d'instruction d'Aix-en-Provence, puis requalifiée en motifs criminels pour "enlèvement" et "séquestration". La mission des enquêteurs est à présent de déterminer s'il s'agit d'un accident ou d'un crime.