Nice : tout savoir sur la nouvelle équipe municipale autour de Christian Estrosi

Le maire Les Républicains de Nice Christian Estrosi (Les Républicains) est réélu face à Philippe Vardon (RN) qui récolte 21,3% et Jean-Marc Governatori (écologiste) 19,49% au second tour des élections municipales. Le nouveau conseil municipal a été installé ce 3 juillet.
La nouvelle équipe municipale autour de Christian Estrosi présentée ce 3 juillet
La nouvelle équipe municipale autour de Christian Estrosi présentée ce 3 juillet © Olivier Orsini FTV

Sans véritable surprise, le maire de Nice, Christian Estrosi est réélu à la tête de la 5e ville de France.
Le nouveau conseil municipal a été installé ce 3 juillet. Sans surprise, avec 56 voix sur 63 exprimées, Christian Estrosi a été réélu maire.

Pour ce 3e mandat, il a promis "d'accélérer la lutte contre la pollution et de travailler à l'autonomie
énergétique de la ville et à sa végétalisation en ajoutant 70 hectares de parcs." Christian Estrosi s'est aussi "félicité de la décentralisation annoncée par le président Emmanuel Macron et s'est dit :

...prêt à prendre la main sur "tout ce qu'il (l'Etat) ne sait plus faire, ou qu'il fait mal : environnement, mobilité, aménagement, santé, sécurité du quotidien". 

Christian Estrosi, maire de Nice

La liste de ses adjoints, ainsi que leurs délégations, ont été présentées en fin de conseil :

Le maire et ses 26 adjoints :

- Christian Estrosi, maire de Nice
- Anthony Borré, 34 ans, 1er adjoint, délégué à la Sécurité, au Logement, à la Rénovation urbaine et à la Politique de la ville.
Il était dans l'ombre du maire depuis 12 ans en qualité de directeur de Cabinet. Le voilà propulsé sur le devant de la scène. Il se dit lui même "être un pur produit Estrosi". Anthony Borré a d'abord été son attaché parlementaire puis son conseiller quand il était ministre de l'industrie.
Anthony Borré, 1er adjoint, délégué à la Sécurité, au Logement, à la Rénovation urbaine et à la Politique de la ville.
Anthony Borré, 1er adjoint, délégué à la Sécurité, au Logement, à la Rénovation urbaine et à la Politique de la ville. © Olivier Orsini FTV
- Anne Ramos-Mazzucco, 2e adjointe, déléguée aux Travaux, au Foncier et à l'Urbanisme.
- Philippe Pradal, 3e adjoint, délégué aux Finances, aux Ressources humaines, à la Mobilité et aux Bâtiments communaux. Il était jusqu'à ce matin le premier adjoint.
- Agnès Rampal, 4e adjointe, déléguée à l'Euro-Méditerranée, aux Rapatriés et au CUM.
- Le médecin Richard Chemla, 5e adjoint, délégué à la Santé, à l'Ecologie et au Bien-être. Il est le directeur du Centre de découverte Mer et Montagne (CDMM)
- Françoise Monier, 6e adjointe, déléguée à l'Intergénérationnel et aux Seniors.
- Pierre-Paul Leonelli, 7e adjoint, délégué à la Propreté, à la Collecte et aux Parcs et jardins.
- Jennifer Salles-Barbosa, 8e adjointe, déléguée aux Solidarités et aux AnimaNices.
- Graig Monetti, 9e adjoint, délégué à la Jeunesse, à la Cohésion sociale et à l'Insertion professionnelle.
- Martine Ouaknine, 10e adjointe, déléguée aux Affaires juridiques, à l'Aide aux victimes et au Devoir de mémoire.
- Gérard Baudoux, 11e adjoint, délégué au Projet Unesco, au Patrimoine, à l'Archéologie et au Mécénat culturel.
- Catherine Moreau, 12e adjointe, déléguée à l'Agriculture urbaine et à l'Animation des quartiers.
- Philippe Soussi, 13e adjoint, délégué à la Gestion des risques et à un Territoire (non précisé).
- Monique Bailet, 14e adjointe, déléguée à l'Etat civil et à un Territoire (non précisé).
- Jean-Luc Gagliolo, 15e adjoint, délégué à l'Education, à l'Identité, au Livre et à la Lutte contre l'Illettrisme.
- Anne-Laure Rubi, 16e adjointe, déléguée à la Famille et la Petite enfance.
- Robert Roux, 17e adjoint, délégué à la Culture.
- Maty Diouf, 18e adjointe, déléguée à la Lutte contre les discriminations, au Droit des femmes et aux Actions humanitaires et à la solidarité internationale.
- Jean-Marc Giaume, 19e adjoint, délégué aux Sports.
- Christiane Amiel, 20e adjointe, déléguée aux Relations internationales et aux Jumelages.
- Franck Martin, 21e adjoint, délégué aux Commerces, aux Marchés, à l'Artisanat et à un Territoire (non précisé).
- Magali Altounian, 22e adjointe, déléguée aux Institutions européennes, au Rayonnement de la ville et subdéléguée aux Finances.
- Pascal Condomitti, 23e adjoint, délégué aux Professions libérales et à un Territoire (non précisé).
- Fatima Khaldi-Bououghroum, 24e adjointe, déléguée à la Méditation et à un Territoire (non précisé).
- Gaël Nofri, 25e adjoint, délégué à la Circulation et au Stationnement.
- Isabelle Visentin, 26e adjointe, déléguée aux Cultes et à un Territoire (non précisé).

Les nouveaux conseillers se sont d'abord rendus au monument aux morts :
Le nouveau conseil municipal s'est rendu au monument aux morts de Nice.
Le nouveau conseil municipal s'est rendu au monument aux morts de Nice. © Daniel Gerner FTV

Les conseillers :

- Dominique Estrosi-Sassone, parlementaire.
- Marine Brenier, parlementaire.

Les conseillers municipaux délégués :

- Jacques Richier, conseiller municipal délégué à l'Economie, à l'Emploi, à l'Innovation et à l'Attractivité.
- Xavier Latour, conseiller municipal délégué à l'Enseignement supérieur, à la Recherche et à la Formation continue.
- Marie-Christine Fix, conseillère municipale déléguée au Monde combattant et au Lien Armée-Nation.
- Jacques Dejeandile, conseiller municipal délégué au Handicap et à l'Accessibilité.
- José Cobos, conseiller municipal délégué à l'Événementiel sportif.
- Nadia Levi, conseillère municipale déléguée aux Commissions de sécurité.
- Marc Concas, conseiller municipal en charge de l'Éthique, Président de la commission d'appels d'offres et subdélégué à Opéra.
- Henry-Jean Servat, conseiller municipal délégué à la Protection animale et au Cinéma.
- François Daure, conseiller municipal délégué aux Relations avec Monaco.

Les conseillers subdélégués :

- Aurore Asso, conseillère municipale subdéléguée au Littoral, à la Mer et à l'Ecologie.
- Hervé Cael, conseiller municipal subdélégué à la Maison de santé et aux Relations avec les établissements de santé.
- Amélie Dogliani, conseillère municipale subdéléguée à la Police administrative.
- Martine Martinon, conseillère municipale subdéléguée aux Sports.
- Barbara Prot, conseillère municipale subdéléguée à la Prévention et à l'éducation et à la Santé.
- Pascale Ferralis, conseillère municipale subdéléguée à l'Autonomie et à la Dépendance.
- Pierre Barone, conseiller municipal subdélégué à la Vie associative et à l'Engagement citoyen.
- Laurence Navalesi, conseillère municipale subdéléguée aux Relations transfrontalières, à l'Enseignement privé et aux Cultes.
- Patrick Mottard, conseiller municipal subdélégué au Spectacle vivant et au Développement des nouveaux lieux publics culturels >  Il est le leader du Parti radical de gauche (PRG), battu d'un cheveu en 2001 et conseiller municipal délégué aux spectacles vivants.
- Aura Cophignon, conseillère municipale subdéléguée à l'Europe et au Conseil communal consultatif.
- Gaëlle Frontoni, conseillère municipale subdéléguée aux Activités périscolaires et à la Restauration scolaire.
- Bernard Chaix, conseiller municipal subdélégué à l'Agriculture urbaine.
- Imen Jaidane, conseillère municipale subdéléguée à la Prévention de la fragilité des seniors.
- Abdallah Khemis, conseiller municipal subdélégué à l'Euro-Méditerranée.
- Pierre Fiori, conseiller municipal subdélégué aux Travaux et à la Citoyenneté à l'école.
- Marie-Pierre Lazard, conseillère municipale subdéléguée au Conseil des droits et devoirs des familles.
- Karim Ben Ahmed, conseiller municipal subdélégué à la Rénovation urbaine et à l'Insertion professionnelle.
- Marie-Claire Lellouche, conseillère municipale subdéléguée à l'Accueil des nouveaux Niçois.


Parole à l'opposition

Les opposants au nouveau maire ont aussi pris chacun leur tour la parole :

Philippe Vardon a demané au maire de renoncer à l'un de ses projets, celui de la destruction du TNN. Il a aussi questionné sur la légitimité d'une élection gagnée sans que trois électeurs sur quatre
se déplacent . L'écologiste Jean-marc Governatori a lui mis l'accent sur son souhait de voir "potagériser" la ville :

Retour sur la soirée du second tour des élections municipales :

Devant la maire, ce dimanche 28 juin vers 21h30 il a revendiqué sa victoire.
 

"Au terme de ce second tour, il me revient de proclamer les résultats quasi définitifs (...). La liste que j'avais l'honneur de conduire arrive largement en tête avec 59,3%" des suffrages exprimés", a-t-il annoncé sur le parvis de la mairie.

Christian Estrosi (Les Républicains)

Il assure avoir "largement" devancé la liste Nice écologique et le Rassemblement national.

Merci aux Niçoises et aux Niçois qui m’ont accordé une confiance si large. Elle nous permet de bénéficier d’une légitimité incontestable pour faire respecter leur dignité, et pour obtenir du Gouvernement et des grandes administrations leur soutien sur nos projets et nos attentes.

Ces adversaires : Philippe Vardon (RN) récolte 21,3% et Jean-Marc Governatori (écologiste) obtient 19,49% des voix. (Résultats partiels).

© France Télévisions

A noter tout de même, une abstention très importante : 72,3 % des électeurs niçois ne se sont pas déplacés aux urnes.
© France Télévisions
La liste de Christian Estrosi décroche ainsi 56 sièges. Philippe Vardon en récolte sept et Jean-Marc Governatori six.
© France Télévisions

Tous les résultats à retrouver sur le site de franceinfo.

Les réactions :

Ancien rival, le député Eric Ciotti a salué cette victoire par ces mots : "Je salue les excellents résultats des Républicains dans les Alpes-Maritimes. "

Jean-Marc Governatori, tête de la liste regroupant la plupart des partis écologiques, dont Europe Ecologie-Les Verts, s'est pour sa part félicité de son propre résultat :

 "Dans une ville aussi conventionnelle acquise à la droite et l'extrême droite, c'est vraiment inespéré (...) un miracle". Eliminée au 1er tour, la gauche niçoise avait appelé à voter blanc et tiré à boulet rouge contre lui. 

Jean-Marc Governatori

"Les résultats appellent à une certaine humilité. Il est élu par moins d'un électeur sur cinq", a commenté le leader RN Philippe Vardon, en référence à la forte abstention. 
 

"Nous confirmons notre place dans cette ville et notre rôle de première opposition, dont on verra très rapidement qu'elle est la seule"

Philippe Vardon

Retour sur un débat sans Christian Estrosi sutr notre plateau

Voici les thèmes abordés et les extraits du débat enregistré ce jeudi 25 juin :

"Est-ce que Christian Estrosi ne fait pas trop campagne ?" demande Henri Migout journaliste de France 3 Côte d'Azur aux candidats présents sur le plateau. Comme dans toutes les villes, le mandat du maire de Nice a été prolongé de trois mois suite à la pandémie de coronavirus qui a entraîné le report du second tour au 28 juin.

Pour Jean-Marc Governatori, candidat de Nice Ecologiste : "Monsieur Estrosi fait campagne depuis 2014 et au frais du contribuable. Il y a encore quelques heures il était en train d’inaugurer je ne sais quoi sur la promenade des Anglais". Henri Migout tempère : "Il faut être honnête pendant son mandat c’est normal qu’il fasse des choses".

Il y a encore quelques heures il était en train d’inaugurer je ne sais quoi sur la promenade des Anglais.

Jean-Marc Governatori, tête de liste Nice Écologique

Pour Jean-Marc Governatori : "C’est là le problème, c’est son bilan social. Le taux de pauvreté est de 21 % à Nice contre 15 % au niveau national". Remarque approuvée par Philippe Vardon, candidat soutenu par le Rassemblement National.

"Le problème de monsieur Estrosi ce sont les contradicteurs" poursuit le candidat écologiste. "Il doit rendre des comptes, de façon très claire et avec des débatteurs et là il ne voulait pas".

Voir le débat dans son intégralité :

Philippe Vardon prend la parole et attaque tout de suite à propos du mandat des maires prolongé de 3 mois : "A peu près tous les maires ont fait la même chose. Christian Estrosi, lui, il nous dit moi je ne viens pas sur France 3 parce que je n’ai pas le temps. Je suis en train de m’occuper de la ville, vous comprenez".

Il ajoute : "Au cœur de la crise sanitaire il a fait le tour de toutes les télévisions. Je me suis amusé à relever ça. Entre le 15 mars et le 10 juin il fait 16 télévisions. (…) Au cœur de la crise il avait le temps et maintenant il n’a plus le temps".

Philippe Vardon, candidat soutenu par le Rassemblement National et Jean-Marc Governatori, tête de liste Nice Ecologique lors du débat.
Philippe Vardon, candidat soutenu par le Rassemblement National et Jean-Marc Governatori, tête de liste Nice Ecologique lors du débat. © France Télévisions

En pleine pandémie de coronavirus un débat a agité Nice. Fallait-il annuler le dernier jour du carnaval de Nice ? Christian Estrsoi l’a demandé et obtenu. Jean-Marc Governatori était contre. Aujourd’hui il précise : "Nous étions dans la phase 1 de l’épidémie et d’autre part au mois de février en France il y a eu 1 600 décès dont 1 seule personne qui est décédée du coronavirus. Je suis le seul homme politique français qui a dit qu’il fallait des masques en février et monsieur Estrosi a livré des masques le 20 avril".

La liste Viva! de Mireille Damiano, le Parti socialiste niçois et la liste Nice Écologiste n’ont pas réussi à s’entendre pour former une alliance entre les deux tours.

"Lors du premier tour nous avions annoncé une liste 100 % écolo et nous avions dit que nous resterions 100 écolos au second tour. Chez nous c’est 100 % écologiste, 0 % tambouille".

Jean-Marc Governatori

Mireille Damiano aurait pu être en deuxième position et Patrick Allemand en troisième position mais Jean-Marc Governatori affirme être resté fidèle à ses promesses.
Ce vendredi, elle annonce via son compte Twitter "se prononcer majoritairement indistinctement pour l’abstention ou le vote blanc."
 

Philippe Vardon n’a pas le soutien direct de Benoit Kandel, candidat qui a réalisé environ 5 % des voix au premier tour mais il rappelle : "14 de ses colistiers ont appelé à voter pour la liste que je mène. (…) Eux aussi refusent l'explosion des impôts qui a été imposée par Christian Estrosi ... " Il précise : "Il n’y a pas dans cette ville de maire perpétuel, qui pourrait se passer de faire campagne, qui serait élu à vie".

Henri Migout demande ensuite à Jean-Marc Governatori des précisions sur son appel à Christian Estrosi qui, selon le candidat écologiste, doit prendre en compte sa liste si elle fait plus de 20 %. Pas question de parler de rapprochement, Jean-Marc Governatori dit que si sa liste fait plus de 20 % : "Nous demanderons la création d’une liste de contrôle environnemental". "Pour que ça soit clair vous ne demandez pas un poste ?" Relance Henri Migout. "Certainement pas" répond le candidat écologiste dans la foulée.

Jean-Marc Governatori, candidat de Nice Écologique présent au second, tour lors d'une interview.
Jean-Marc Governatori, candidat de Nice Écologique présent au second, tour lors d'une interview. © France Télévisons

L'écologie en questions 

Philippe Vardon affirme que : "les écologistes n’ont pas le monopole de la protection environnementale. Je crois que nous sommes nous, en défendant le protectionnisme et le localisme beaucoup plus cohérents que la plupart sur la question environnementale". Il explique qu’il ne comprend pas pourquoi on va acheter des produits en Chine pour les transformer en Europe et ensuite envoyer les déchets en Afrique.

"Contrairement à ce que peut penser monsieur Governatori, ce qui pollue la planète ce n’est pas l’habitant dans sa Twingo individuelle  (…) non ce sont ces super-cargos qui amènent des marchandises du bout du monde parce qu’on ne produit plus rien chez nous".

Sur le sujet de l’autonomie alimentaire Jean-Marc Governatori affirme qu’il "est primordial de sacraliser les terres fertiles et de faire des potagers". Il cite aussi la ville de Grenoble dont le maire a travaillé à rendre sa ville autonome en énergie.

"Les choix qui ont été faits dans la plaine du Var sont des choix qui étaient irresponsables, qui demain peuvent être mortels. Je pense qu’on devrait y faire pousser des blettes et des tomates plutôt que des immenses tours de béton ".

"Quand je vois monsieur Estrosi qui a une préoccupation environnementale parce qu’il a mis quatre pots de fleurs, enfin d’arbustes, sur Gioffredo et que dans le même temps il a fait pousser des tours de béton et des grues immenses sur tout l’ouest de la ville. Je trouve qu’il manque de cohérence et même de crédibilité".

Concernant les pistes cyclables, il reproche à Christian de ne pas avoir consulté sur son projet : "Administrer une ville ce n’est pas le bon dieu là-haut qui fait ce qu’il veut".

La piste cyclable sur une grande partie du boulevard Gambetta à Nice
La piste cyclable sur une grande partie du boulevard Gambetta à Nice © Pierre Cohignac / France Télévisions

"On réduit l’espace, le stationnement, on crée de réels problèmes pour nos commerçants et en réalité, on repousse en dehors de la ville", clame Philippe Vardon.

"Monsieur Estrosi a fait du Estrosi. Quand il avait des arbres en trop il en a mis un peu partout dans la ville de Nice et ça a emmerdé tout le monde, il faut dire les choses comme elles sont" lance à son tour Jean-Marc Governatori. "Une piste cyclable ça se fait en concertation avec les habitants et ça ne se fait pas en trois jours".

Le candidat du Rassemblement National Philippe Vardon lors d'une distribution de tracts.
Le candidat du Rassemblement National Philippe Vardon lors d'une distribution de tracts. © France Télévisions

"A partir du moment ou nous abandonnons un quartier..." regrette Jean-Marc Governatori à propos du quartier des Liserons, à l’est de Nice, qui a connu de récents problèmes de violence. Pour lui ce quartier a été abandonné par l’État et surtout la municipalité.

Philippe Vardon propose d’expulser les locataires des logements sociaux qui ont été condamnés par la justice pour faire face au manque de logements sociaux pour les Niçois. "Je crois que les logements sociaux sont faits pour des gens qui sont dans la détresse, dans la misère (…) et bien moi je prends les dealers qui sont dans les logements sociaux, je les expulse et j’y mets les niçois qui sont dans de vraies situations de détresse".

"La Côte d’Azur est-elle trop dépendante du tourisme ? ", Henri Migout pose cette question à Jean-Marc Governatori qui répond :

« Faire reposer l’économie sur le seul tourisme de masse c’est dramatique. C’est une erreur fondamentale. Ce qu’il faut c’est une économie verte ».

Jean-Marc Governatori, Tête de liste Nice Ecologique

Pour Philippe Vardon :  "La nature de notre ville fait que le tourisme y occupe une part importante. Il faut ramener de l’équilibre dans notre économie".

Les deux candidats sont pour suspendre le projet de prolongement de la coulée verte en rappelant que la ville est déjà très endettée. "C’est non, non, non ! Non à la destruction de l’Acropolis, non à la destruction du Théâtre National de Nice" martèle Philippe Vardon.

"La première chose que je ferai si je suis élu maire c’est d’aller dans le quartier Roquebillière, dans des locaux municipaux qui sont occupés par une mosquée radicale (…) et moi je fermerai ces mosquées qui ont été installées dans des locaux municipaux".

Jean-Marc Governatori promet que s’il est élu maire Nice deviendra la ville du plein-emploi pour les personnes handicapées et pour les personnes valides".

> Les grandes lignes du projet de Christian Estrosi.

Une "non-campagne"

Sur les panneaux électoraux, les Niçois cherchent le candidat Estrosi, il n'y est pas. Quand ne manque pas son affiche de campagne, c'est son visage que l'on ne voit plus : l'affiche du second tour est sobre, sans photo, juste avec du texte.

L'affiche de campagne du second tour de Christian Estrosi.
L'affiche de campagne du second tour de Christian Estrosi. © France Télévisions

L'équipe du candidat a fait savoir que "Christian Estrosi ne fait pas campagne", pour se consacrer aux Niçois. "Pas une minute n'est consacrée à la campagne" assure-t-on.

Pour tous les candidats pas de meetings du second tour et pas de grande réunion publique. Dans ces conditions particulières liées au coronavirus, le maire sortant a décidé de ne pas participer au débat qui aura lieu sur France 3 Côte d'Azur ce jeudi 25 juin.

Le maire de Nice Christian Estrosi en 2020 lors d'un meeting de campagne avant le premier tour.
Le maire de Nice Christian Estrosi en 2020 lors d'un meeting de campagne avant le premier tour. © France Télévisions

Réaction de France 3 Côte d'Azur

Olivier Theron, rédacteur en chef de France 3 Côte d'Azur, rappelle qu' : "En 2014, M. Estrosi avait également décliné le débat avant de se présenter un quart d'heure avant l'enregistrement. Cette fois, il affirme être au chevet des Niçois et mener une action trop importante pour faire campagne".

Le rédacteur en chef ajoute : "La télévision de service public de proximité France 3 réalise plus de 240 débats dans toute la France. Nous souhaitons dans cette période compliquée d'un point de vue sanitaire être le réceptacle du débat démocratique, permettre aux électeurs, sans risque, de prendre la mesure des enjeux de ce second tour, et nous regrettons que certains candidats refusent le débat. 

Il y a Christian Estrosi, mais ce n'est pas le seul, le maire de Menton Jean-Claude Guibal ou encore Martine Vassal à Marseille n'ont pas souhaité venir sur notre antenne à une heure de grande écoute pour présenter leur programme, leurs aspirations pour leur ville aux électeurs".

Christian Estrosi aurait dû débattre avec les deux autres candidats niçois présents au second tour. Philippe Vardon, pour le Rassemblement National et de Jean-Marc Governatori, candidat de Nice écologique. Christian Estrosi avait obtenu 47,6% des suffrages exprimés, devant le candidat du Rassemblement National (16,7%) et celui de Nice Écologique avec (11,3%).

 

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