INFOGRAPHIE. IVG dans la Constitution : comment a voté votre sénateur ?

Mercredi 28 février, le Sénat a adopté l'inscription dans la Constitution de la liberté pour les femmes de recourir à l'interruption volontaire de grossesse. Cinquante sénateurs ont voté contre.

"Vous voulez panthéoniser l’avortement". Stéphane Ravier, sénateur Reconquête des Bouches-du-Rhône ne s'en est pas caché lors des débats. Il voterait contre l'inscription de l'Interruption volontaire de grossesse (IVG) dans la Constitution. Malgré son opposition et celle de 49 autres sénateurs, la mesure a été adoptée mercredi 28 février au Sénat. Quel choix a fait votre représentant ?

Huit sénateurs contre en Paca

Dans les Bouches-du-Rhône, trois sénateurs sur les huit que compte le département, ont voté contre la mesure. Comme Stéphane Ravier, Valérie Boyer (Les Républicains) s'est opposée à cette sacralisation du droit à l'avortement. Brigitte Devésa (Union centriste) également.

Ailleurs en région Paca, d'autres voix se sont élevées. Dans le Vaucluse, Alain Milon, (LR) a voté contre. Dans les Alpes-de-Haute-Provence et les Hautes-Alpes, aucun sénateur ne s'est opposé au texte. Dans le Var et les Alpes-Maritimes, quatre sénateurs ont refusé l'inscription dans la Constitution

Cinquante votes contre en tout

Au Sénat, la région Paca était particulièrement mobilisée contre le projet. Dans les Hauts-de-France ou en Normandie par exemple, un seul sénateur s'est à chaque fois opposé. 

Dans tout l'hémicycle, 50 sénateurs ont exprimé leur refus alors que 267 représentants ont dit oui. 

Certains sénateurs ont justifié leur opposition à la mesure par la non-nécessité selon eux de protéger davantage l'IVG. "Nous ne sommes pas les Etats-Unis, estimait Valérie Boyer sur franceinfo en 2022. En France, le droit à l'avortement n'est pas menacé". Stéphane Ravier a tenu le même discours mercredi sous les huées de ses homologues.

Le long chemin vers la constitutionnalisation de l'avortement, plébiscitée par la gauche, l'opinion publique et les associations de défense des droits des femmes, va désormais pouvoir aboutir. La mesure sera présenté au Congrès lundi 4 mars, .