Municipales 2020 : moins d'embouteillages, des transports plus propres, que proposent les candidats à Marseille ?

Moins d'embouteillages, des transports en commun (bus, métro, tram...) plus développés, plus propres, plus sûrs, les marseillais veulent du changement. Quelles sont les solutions proposées par les candidats à la mairie à la mairie de Marseille ? 
Marseille, longtemps ville la plus embouteillée de France, est désormais classée derrière Paris.

Outre son trafic routier difficile notamment aux heures de pointe, la cité phocéenne souffre également de transports en commun peu développés dans certains quartiers, sales et où l'insécurité est régulièrement présente.

L'air le plus irrespirable de France

En 2016, l'air le plus irrespirable de France se trouvait à Marseille en raison de son trafic routier et de son parc automobile vieillissant.

Cette pollution serait responsable de 2.500 décès par an selon Air Paca. Mais les voitures ne sont pas les seules responsables de cette très mauvaise qualité de l'air à Marseille, les bateaux asphyxient également la ville, plus particulièrement dans les quartiers Nord.

L'an dernier dans la cité phocéenne, un radar a même mesuré la qualité de l'air à la sortie des pots d'échappements. Monoxyde, Dioxyde d'azote, des mesures à fine échelle, qui vont permettre à l'association Atmosud, qui surveille la qualité de l'air à Marseille de cartographier le parc automobile marseillais.

Des transports en commun sales et peu sûrs

Marseille a été classée en mars 2019 la dixième ville de France la plus attractive en termes de transports et de mobilité. Un "bon classement" difficile à interpréter, certains habitants étant toujours très éloignés du métro, souffrant aussi de l'absence ou la faible fréquence des lignes de bus à proximité de chez eux.

Beaucoup de marseillais pointent également "des transports sales, où à certaines heures règnent l'insécurité".

Municipales, les transports préoccupations majeures des candidats

Comme la totalité des candidats à la mairie de Marseille, Stéphane Ravier (RN) souhaite développer les transports notamment le métro.

"Il faut construire une troisième ligne pour désenclaver les quartiers nord, qui ira jusqu’à la Valentine et étendre la ligne 2 au nord et au sud".

Le sénateur des Bouches-du-Rhône désire privilégier le bus à haut niveau de service et construire des parkings relais aux entrées de la ville. 

"Une fois les transports en commun développés, on pourra enfin demander aux Marseillais de privilégier ces modes de transport à la voiture individuelle grâce aux parkings relais", explique le candidat du Rassemblement National.

Des bus propres à haute capacité

Sébastien Barles (EELV) entend lui aussi construire des parkings relais.

S'il est élu maire, l'écologiste prévoit également "la construction de 35 km de lignes de tramway, le doublement des fréquences de bus, la mise en place de BHNS (Bus à haut niveau de service, ndlr) sur des axes prioritaires et la création de 200 km de pistes cyclables sécurisées". L'aménagement de zones à trafic limité dans certains quartiers est aussi l'une de ses priorités.

"Nous régulerons le trafic de livraisons en centre-ville, sur des horaires restreints, avec des véhicules propres", déclare Sébastien Barles.

Des zones à trafic limité

Martine Vassal (LR) propose elle aussi de mettre en place dès 2021 des zones à trafic limité, mais à la différence de Sébastien Barles, celles-ci seraient "permanentes, la circulation sera autorisée uniquement aux véhicules les moins polluants".

La présidente de la Métropole veut lancer le RER métropolitain pour "dénouer le noeud ferroviaire de Saint-Charles" et prolonger le tramway "au Nord comme au Sud jusqu'à notre façade maritime".

Cette dernière souhaite étendre le BHNS, poursuivre la création et le réaménagement de parkings relais.

Parkings relais, gratuité des transports

Une autre candidate a inscrit la création de parkings relais dans son programme, c'est Samia Ghali (DVG). Elle entend en construire "aux entrées de la ville et au terminus des lignes de tramway et de métro".

Outre des projets d'extension du tramway au Nord et au Sud de la ville, du métro "jusqu’à l’Hôpital Nord et jusqu’à Saint-Loup", Samia Ghali entend rendre gratuit "pour certains âges et catégories de la population marseillaise les transports en commun".

La candidate divers gauche désire interdire les poids-lourds du centre-ville. Enfin sur le dossier du boulevard urbain sud, Samia Ghali prévoit "un moratoire pour la réalisation de la dernière tranche".

"Une nouvelle concertation sera lancée afin d’étudier un projet alternatif plus respectueux de la qualité de vie des riverains et de l’environnement, y compris de la pinède du Roy d’Espagne", admet Samia Ghali.

De son côté, Bruno Gilles (DVD) est opposé au Boulevard Urbain Sud dans le 9e arrondissement. "En l'état actuel, cela détruit des espaces verts et des milieux naturels à préserver pour la qualité de vie".

De nouveaux transports en commun

Le sénateur propose de rallonger le tramway jusqu'à Aubagne, d'améliorer la desserte jusqu'à l'Hôpital Nord mais également les dessertes vers les quartiers Nord, Sud et Est.

Bruno Gilles veut favoriser de nouveaux transports en commun comme les bus électriques ou à gaz.

Les transports en commun sont aussi une préoccupation d'Yvon Berland (LREM). Le candidat soutenu par le parti présidentiel prévoit, en cas d'élection, de "repenser complètement l'offre existante pour l'améliorer".

Plus de pistes cyclables

"Il faut augmenter les fréquences, étendre les horaires, avoir des arrêts de bus à moins 10 mn à pied de son domicile et surtout déployer un réseau cohérent de pistes cyclables", déclare Yvon Berland.

L'ancien président de l'Université d'Aix-Marseille désire rendre gratuit les transports en commun aux "moins de 25 ans, les retraités, les demandeurs d’emploi et les bénéficiaires du RSA".

Parmi ses objectifs, figure également de renoncer "au projet d’extension du boulevard urbain sud et de penser à une alternative".

Pour clore les ambitions de chaque candidat à la mairie de Marseille en matière de transports, Michèle Rubirola (DVG) vise à développer les parkings relais ou encore prolonger de cinq stations le métro.

Michèle Rubirola veut "s'appuyer sur le réseau existant pour le renforcer, et mieux l'utiliser".

En cas de succès le 22 mars prochain, elle a deux objectifs : "pas un Marseillais à moins de 15 minutes d'un transport efficace et Marseille mobile à tout heure comme devrait l'être la deuxième ville de France".
 
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