Méditerranée : 39 bateaux utilisent un logiciel pour signaler la présence de cétacés et éviter les collisions

Les collisions avec des bateaux sont responsables de plus de 30% des morts non-naturelles de cétacés. / © C.BREGANT / MAX PPP
Les collisions avec des bateaux sont responsables de plus de 30% des morts non-naturelles de cétacés. / © C.BREGANT / MAX PPP

"Attention, baleine en vue!": grâce à un logiciel, les marins peuvent signaler en temps réel la présence de cétacés afin d'éviter les collisions avec les navires, une obligation légale à laquelle seuls 39 bateaux en France se conforment, selon l'association Souffleurs d'écume.
 

Par C.L AVEC L'AFP

Le  dispositif Repcet (repérage de cétacés), le seul commercialisé à ce jour, permet aux marins qui repèrent un cétacé aux jumelles de le signaler immédiatement aux autres bateaux dans la zone. A la location, le système coûte 280 à 380 euros par mois et par navire. Le système est simple d'utilisation : il convient d'indiquer la position du cétacé sur l'écran tactile, de renseigner s'il s'agit d'une baleine à bosse, d'un rorqual ou d'un cachalot, et une zone de risque est aussitôt créée.
 

L'association Souffleurs d'écume , lors d'une conférence de presse à Toulon, a rappelé que seulement 39 bateaux sur les 80 concernés par la loi sur la biodiversité utilisent ce dispositif. La Méditerranée concentre 30 % du trafic maritime mondial et les risques de collision sont donc réels.
 


Cette loi impose aux bateaux battant pavillon  français, de plus de 24 mètres et circulant régulièrement dans les zones Pélagos, ce "sanctuaire" marin du nord de la Méditerranée englobant la Corse, de s'équiper.
 

Pour les petites compagnies qui effectuent uniquement des traversées vers les îles par exemple, il y a encore une tolérance car ça représente un coût


explique Marion Leclerc, qui rappelle que les collisions avec des bateaux sont responsables de plus de 30% des morts non-naturelles de cétacés.

 

En 2018, 1.823 observations de cétacés ont été transmises au serveur Repcet, deux fois plus qu'en 2017. 
 

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