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Procès en appel pour la filière jihadiste de Strasbourg, dont le frère d'un kamikaze du Bataclan

© Dessin d'Elisabeth de Pourquéry
© Dessin d'Elisabeth de Pourquéry

Sept membres de la filière jihadiste dite "de Strasbourg", dont le frère de l'un des kamikazes du 13 novembre 2015, sont jugés en appel à Paris à partir de mercredi, à la demande du parquet.

Par Avec AFP

Le ministère public avait fait appel après la condamnation des sept Alsaciens à des peines de six à neuf ans de prison ferme en juillet dernier, en première instance. Le tribunal n'avait pas suivi les réquisitions, qui allaient jusqu'à dix ans de prison, la durée maximale prévue pour le délit d' "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste". Le procureur avait justifié cette sévérité par l'"extrême dangerosité" selon lui des prévenus, âgés d'une vingtaine d'années, poursuivis pour un séjour en Syrie entre décembre 2013 et avril 2014.

Les procès des "filières" jihadistes, ces groupes de jeunes gens ayant effectué des séjours en zone irako-syrienne, font désormais partie du quotidien judiciaire, ou presque. Celui des sept Strasbourgeois a toutefois suscité un intérêt particulier en raison de la présence sur le banc des prévenus d'un homme : Karim Mohamed-Aggad. Son frère Foued, qui était du même voyage en Syrie, a prolongé son séjour aux côtés du groupe Etat islamique. Il est revenu en France pour attaquer la salle de concert parisienne le Bataclan, où 90 personnes ont été tuées. Lors du premier procès, qui a duré dix jours, le groupe de Strasbourgeois est apparu scindé en deux. D'un côté, quatre prévenus arborant une barbe fournie et un sourire parfois goguenard,
dont Karim Mohamed-Aggad, décrit comme l'un des meneurs du groupe. Ce sont ces quatre hommes qui ont effectué le séjour le plus long en Syrie, et qui ont écopé des peines les plus lourdes: neuf ans de prison pour Karim Mohamed-Aggad, huit ans pour ses trois compagnons Les trois autres, joues rasées et mines plus sombres, se sont efforcés de convaincre le tribunal qu'ils avaient tourné la page. Ils ont écopé en première instance de sept ans de prison pour deux d'entre eux, six pour le troisième. Tous les prévenus ont assuré qu'ils étaient partis "combattre" le régime syrien, à l'initiative de leur recruteur Mourad Fares, mais qu'ils n'avaient pas voulu spécifiquement rallier l'EI. Ils seraient rentrés en France après avoir constaté que les groupes rebelles s'entre-déchiraient.

Certains prévenus ont eu à nouveau affaire à la justice depuis le premier procès. Les frères Ali et Mohamed Hattay ont récemment été condamnés pour des téléphones portables saisis en détention. Le procès en appel se déroule jusqu'au 29 mars, à raison de trois audiences par semaine.

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