Grenoble : Doctegestio choisi pour le rachat du Groupe Hospitalier Mutualiste

Doctogestio reprendra les clés du Groupe Hospitalier Mutualiste de Grenoble. Son offre de reprise a été retenue au cours d'un conseil d’administration du groupe qui s'est déroulé ce lundi 6 juillet. Trois repreneurs étaient en lice.

A la mi-journée, des opposants au rachat du GHM se sont rassemblés devant la Mut'
A la mi-journée, des opposants au rachat du GHM se sont rassemblés devant la Mut' © FTV.
Doctegestio va reprendre les clés des cliniques mutualistes grenobloises. L'offre de reprise du groupe issu de l'immobilier a été choisie lors d'un conseil d'administration du GHM ce lundi. La nouvelle n'est pas encore officielle mais elle a été annoncée par un représentant syndical qui participait à la réunion.

"Nous sommes très déçus. Notre crainte, c'est que l'offre faite demande un retour sur investissement et que pour les salariés, cela entraîne des conditions de travail plus difficiles", a réagi Thierry Carron, délégué syndical FO et secrétaire du CSE, à la sortie du conseil d'administration.

Deux autres offres de rachat étaient en lice. Celle de Vivalto, vivement critiquée par un collectif d'usager et  un partenariat entre le CHU Grenoble-Alpes et l'association Agduc. Le "moins pire" des scénarios pour les opposants à la vente. Ce partenariat avait été annoncé fin mai. Et obtenu le soutien du maire de Grenoble et du département de l'Isère.
C'est en septembre 2019 que le conseil d'administration de GHM avait annoncé son intention de vendre les cliniques mutualistes grenobloises. "Pour sauver l'offre de soin, en pérennisant l'activité ainsi que les emplois, alors que la structure est dans une situation financière très préoccupante", expliquait à l'époque la direction du groupe. 

Le groupe accuserait "un déficit structurel important", avoisinant quatre millions d'euros pour l'année 2019. Et "un niveau d'endettement préoccupant" de 24,6 milllions d'euros fin 2019. 

Les salariés et usagers de "la Mut" avaient déposé une offre de reprise sous la forme d'une SCIC, une société coopérative d'intérêt collectif. Elle avait été rejetée. Adréa estimant que ce projet n'offrait pas "de garanties suffisantes pour assurer l'activité, notamment sur le montage juridique et financier".

La vente sera effective au 1er janvier 2021.
 
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