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Sauvadet : “Qui peut croire que deux élus sur un même territoire ne seront pas en compétition ?”

François Sauvadet sur l'antenne de France 3 Bourgogne, émission "La Voix est Libre" (archives) / © FTV
François Sauvadet sur l'antenne de France 3 Bourgogne, émission "La Voix est Libre" (archives) / © FTV

La réforme des scrutins locaux qui instaure l'élection d'un binôme homme-femme dans les cantons continue à faire polémique. Le projet est en débat à l'Assemblée nationale jusqu'au 17 avril.

Par B.L. avec l'AFP

L'Assemblée nationale a voté mardi 2 avril 2013 en deuxième lecture la réforme contestée des modes de scrutin locaux. Le texte du ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, propose l'élection d'un binôme homme-femme dans les cantons. Le projet devrait être définitivement adopté par le Parlement à la mi-avril.

Un binôme homme-femme

La principale disposition prévoit que dans chacun des cantons, les électeurs désigneront tous les six ans, au scrutin majoritaire à deux tours, un binôme homme-femme pour les représenter au conseil départemental, futur nom du conseil général. Actuellement, seulement 14% des conseillers généraux sont des femmes. Pour ne pas modifier le nombre total de conseillers, le nombre de cantons sera divisé par deux (de 4 000 à 2 000), ce qui implique un redécoupage.

Un autre article du texte reporte à 2015 les élections départementales et régionales, initialement prévues pour 2014, année électorale déjà chargée avec les municipales, les européennes et les sénatoriales.

"Un mode de scrutin bizarre"

Avant le vote, le député de l'Yonne Guillaume Larrivé (UMP) a une nouvelle fois fustigé dans l'hémicyle "un mode de scrutin bizarre dont le seul intérêt est de redécouper à votre guise tous les cantons de France". Un redécoupage qui, selon François Sauvadet, député UDI de Côte d'Or, va mener "à la mort politique des territoires ruraux". Quant au binôme, a ajouté ce dernier, "qui peut croire que deux élus sur un même territoire ne se livreront pas compétition?".

Peu après le vote, une commission mixte-paritaire (sept députés, sept sénateurs) a échoué à trouver un accord sur un texte commun, selon des sources parlementaires. Députés et sénateurs vont donc de nouveau examiner le texte, respectivement les 8 et 15 avril, puis l'Assemblée nationale aura le dernier mot lors d'un ultime vote le 17 avril.

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