Verneuil : deux Nivernais reconnus "Justes" à titre posthume

Jean-Marie Bompis et sa fille Francine vont recevoir ce dimanche la médaille et le diplôme de "Justes parmi les nations" pour avoir hébergé deux enfants juifs pendant la 2nde guerre mondiale

La cérémonie aura lieu à 11h dimanche à la salle des fêtes de Verneuil dans la Nièvre. C'est le ministre plénipotentiaire de l'ambassade d'Israël Zvi Tal qui remettra à Jean-Marie Bompis et à Francine, sa fille, le titre et le diplôme de "Justes pour les nations" à titre posthume.
Les deux nivernais reçoivent cette distinction pour s'être occupés de 1942 à 1945 de deux enfants, Jacques et Renée Wisniewski, dont le père avait été déporté à Auschwitz. Jean-Marie Bompis est décédé en 1944 à 89 ans, sa fille Francine en 1984 à 86 ans, mais les deux enfants rescapés se souviennent bien d'eux et e gardent un souvenir émus et gais.
Ce sont Denis Breuillé et son père André, habitant à Verneuil, qui représenteront les deux "Justes" lors de la cérémonie. Un moment qui sera émouvant pour eux également, car André Breuillé a été élevé par la famille Bompis, notamment Francine qui, dit-il, "toute sa vie (…) n'a pensé qu'aux autres". Il est aujourd'hui "très fier et très heureux" que ce titre soit remis à Jean-Marie et Francine  Bompis.

                        Reportage de M. Rousselin, J-F Guilmard et C. Zappala
                      Avec : - Jacques Wisniewski, sauvé de la déportation
                                 - Denis Breuillé, descendant des Bompi- Justes parmi les Nations

 

"Juste parmi les Nations"
"Juste parmi les nations" est la plus haute distinction civile décernée par au nom de l’État d’Israël par le Mémorial de Yad Vashem. Elle récompense les personnes qui ont mis leur vie en danger pour sauver des Juifs. Au 1er janvier 2012, ils étaient 24.355 à avoir reçu le titre dans le monde, dont 3.513 en France. Une personne reconnue comme un « Juste » se voit octroyer une médaille à son nom, un certificat officiel et son nom est gravé sur le Mur d’Honneur dans le Jardin des Justes à Yad Vashem. Cette inscription remplace la plantation d’un arbre faute de place dans le mémorial. Ces symboles sont remis au « Juste » ou à ses représentants lors de cérémonies publiques. Un Juste reçoit un versement mensuel au niveau du salaire moyen d’Israël. Diverses aides sanitaires et sociales lui sont accordées ainsi qu’à son époux(se). (source wikipédia)
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