Léonarda : le ministère de l'intérieur lance une enquête administrative

Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, lors de la séance de questions au gouvernement, le 15 octobre 2013 à l'Assemblée nationale. / © ERIC FEFERBERG / AFP
Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, lors de la séance de questions au gouvernement, le 15 octobre 2013 à l'Assemblée nationale. / © ERIC FEFERBERG / AFP

Manuel Valls lance une enquête administrative pour savoir dans quelles conditions Léonarda a été expulsée lors d'une sortie scolaire. Suivez ici les évolutions de la journée.

Par avec afp

Le défenseur des droits ouvre une enquête

Selon BFM TV, Dominique Baudis, le défenseur des droits ouvre une enquête au nom de la défense du droit des enfants. Il s'est "autosaisi" du dossier avec l'accord de la famille de Léonarda. Il auditionnera les personnes présentes lors de l'interpellation avant de formuler des recommandations dans ce type d'affaire. 

Vincent Peillon : "je demande qu'on sanctuarise l'école".

Pour le ministre de l'Education Nationale, il faut "sanctuariser l'école". Vincent Peillon a demandé à ce que "cette situation ne se renouvelle pas."  Vincent Peillon a par ailleurs soutenu Manuel Valls assurant que pour lui : '"il n'y a pas de polémique. Il y a une enquête administrative
que le ministre de l'Intérieur a ouverte ce matin (...) J'y souscris pleinement".


Le syndicat des enseignants SE-Unsa du Doubs : scandalisé par l'interpellation

Dans un communiqué publié ce matin, le syndicat estime que : " Les méthodes utilisées par la police de l’air et des frontières ne sont pas admissibles.  Cette jeune fille n’est pas responsable de la situation de sa famille, de la situation géopolitique.(...) Etait-ce si urgent d’intercepter un bus en sortie scolaire donc pendant le temps scolaire pour procéder à l’arrestation ? Cette jeune fille de 15 ans présentait-elle un danger pour que l’on procède à son interpellation comme si c’était l’ennemi public numéro 1 ? "

Manuel Valls : "Léonarda a été reconduite dans le respect du droit"

Le Ministre de l'intérieur, en visite à Lorient (Morbihan) s'est exprimé sur l'expulsion de la jeune fille. Il a affirmé : "comprendre toutes les
émotions"
 tout en soulignant que celle-ci s'est effectuée "dans le respect du droit" et "des personnes".

"Je comprends toutes les émotions" suscitées par cette action, mais "cette reconduite à la frontière s'est déroulée dans le respect du droit, dans le respect des personnes",






Léonarda : l'itw de Manuel Valls

Par ailleurs, Manuel Valls, contrairement au socialiste Bruno le Roux estime que l'expulsion s'est faite avec le discernement nécessaire. pour lui, la polémique est stérile et inutile.

 Jean-Louis Borloo :" il faut bien que la loi soit respectée"

Pour le président de l'UDI : Léonarda  a été expulsée "de façon légale",a t'il déclaré sur BFMTV et
RMC. "Les policiers ont fait leur travail dans des procédures nécessaires".
"C'est toujours un drame épouvantable", a commenté l'ancien ministre centriste. POur Jean-Louis Borloo,  l'expulsion de quelqu'un d' "intégré depuis cinq ans" n'est peut être pas "l'exemple prioritaire des expulsions à faire". Mais "la loi est la loi".

"Je peux comprendre que des gens soient bouleversés ou blessés", mais "il faut bien que la loi soit respectée et qu'il y ait en France essentiellement des personnes en situation légale".



10 h 30 : Claude Bartolone, le président de l'Assemblée Nationale a déclaré via twitter : 

Il y a la loi. Mais il y a aussi des valeurs avec lesquelles la Gauche ne saurait transiger. Sous peine de perdre son âme


Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a lancé mercredi une "enquête administrative" sur les "conditions d'éloignement" d'une collégienne kosovare le 9 octobre dans le Doubs, a annoncé Matignon à l'AFP à 10 h.
Jean-Marc Ayrault "s'est entretenu dès ce matin (mercredi) avec le ministre de l'Intérieur sur les conditions d'éloignement de la famille de ressortissants kosovars reconduite à la frontière le 9 octobre dernier par le préfet du Doubs", ont précisé
les services du Premier ministre.

Sur I Télé, le président du groupe socialiste à l'Assemblée Nationale, Bruno Le Roux a mis en cause le préfet du Doubs : 
 

«Il y a dans cette procédure une faculté de discernement offerte au préfet».  


«Il ne faut pas aller chercher les enfants à l’école», a insisté Bruno le Roux. Là  «c’était le temps scolaire. On peut attendre, on peut différer».

Ce matin, sur l'antenne de RMC, Jean-Vincent Placé, sénateur EELV avait lui aussi demandé des comptes à Stéphane Fratacci

 

 / © f3
/ © f3

 

A lire aussi

Sur le même sujet

Les + Lus