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Rythmes scolaires : une cinquantaine d'élus n'appliqueront pas la réforme en 2014

Jean-Patrick Courtois, sénateur-maire de Mâcon (UMP)
Jean-Patrick Courtois, sénateur-maire de Mâcon (UMP)

Cinquante-cinq maires (essentiellement de droite ou sans étiquette) ont créé un collectif. Ils annoncent qu’ils n'appliqueront pas la réforme des rythmes scolaires "en l'état" à la rentrée 2014. Jean-Patrick Courtois, maire UMP de Mâcon en Saône-et-Loire, dément faire partie de ce collectif.

Par B.L.

Mâcon appliquera la loi

Le nom du sénateur-maire UMP de Mâcon était apparu dans une liste d'élus publiée par Le Figaro et l'AFP (Agence France Presse). Mais, l'élu bourguignon apporte un démenti formel  : "contrairement à une information parue ce jour, il est évident que la Ville de Mâcon, soucieuse du respect des règles républicaines, se conformera aux décisions gouvernementales une fois les modalités d’applications et de mise en œuvre connues pour la rentrée 2014", déclare Jean-Patrick Courtois dans un communiqué.. 

Que dit le collectif ?

"Quand on voit l'insatisfaction que ça dégage chez les parents, les enseignants, les animateurs, et devant l'échec de nos collègues qui sont partis dès la première année, on arrête. Et on n'appliquera pas cette réforme tant qu'on ne saura pas combien ça coûte avec une étude neutre, contradictoire", déclare le porte-parole du collectif, Jean-Michel Fourgous, maire UMP d'Elancourt (Yvelines).

Le collectif évalue à environ 350 euros par enfant le coût de la réforme des rythmes scolaires  soit un montant global de 2 milliards d'euros. L’addition est plutôt élevée pour les villages ruraux, dépourvus d'infrastructures et de desserte.

De son côté, l'Association des maires de France (AMF) a chiffré "entre 600 et 800 millions d'euros" en année pleine le surcoût généré par la réforme. L'AMF qui tient son congrès le 21 novembre présentera à cette occasion les résultats d'une enquête menée auprès des communes qui ont adopté les nouveaux rythmes en septembre 2013.

Le mécontentement monte en puissance 

Cette semaine s'annonce agitée dans l'éducation : une succession de grèves, rassemblements voire blocages d'écoles, sont prévus par des enseignants, animateurs ou parents autour notamment de la réforme des rythmes scolaires.

Mercredi 13 novembre, certaines sections départementales du SNUipp-FSU appellent à la grève. Le syndicat réclame un assouplissement du décret sur les rythmes pour permettre aussi d'autres organisations, et une table ronde avec tous les acteurs pour résoudre les difficultés. Il prône une grève nationale unitaire début décembre.
Mercredi également, des collectifs de parents contestant la réforme appellent sur Facebook à ne pas mettre les enfants à l'école et à bloquer les établissements. Sud, minoritaire, appelle à faire grève contre une journée de rattrapage du lundi de la rentrée.

Jeudi 14 novembre, d'autres sections du SNUipp-FSU appellent à la grève. CGT, FO, Sud et Faen, minoritaires dans l'éducation, appellent en même temps à une grève nationale pour l'abrogation du décret. La CGT, première dans la fonction publique territoriale et Sud, appelle aussi les animateurs et Atsem (aides en maternelle) à la grève nationale: la cantine et autres activités périscolaires pourraient être perturbées.

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