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Les hôteliers et restaurateurs s'invitent dans la campagne des municipales

La TVA est montée à 10 % depuis le 1er janvier dans les restaurants
La TVA est montée à 10 % depuis le 1er janvier dans les restaurants

L'Umih, principal syndicat de l'hôtellerie et de la restauration, et le GNC (chaînes hôtelières), lancent mercredi 19 février 2014 un manifeste à l'attention des candidats aux municipales.

Par B.L. avec l'AFP

Du petit café à la grande brasserie, de l’hôtel du village au palace, du restaurant ouvrier à la table étoilée, les deux organisations rassemblent "80% des professionnels syndiqués". Elles ont rédigé ensemble un manifeste d'une trentaine de pages, destiné aux candidats. Dans ce document, elles rappellent leur rôle "majeur" en termes d'emploi, de lien social ou encore de dynamisme économique. A elles deux, elles représentent le 4e employeur privé de France.

Un "plan social invisible"

Selon l'Umih et le GNC, le secteur assiste à un véritable "plan social invisible", avec 7.600 défaillances d'entreprises en 2013. "Imaginez que chaque jour, c'est 20 entreprises qui ferment, surtout en zone rurale, la situation est critique", dit Roland Héguy, président de l'Umih.



Trop de concurrence déloyale

Les deux organisations se plaignent aussi de la concurrence déloyale. Depuis des années, "nous alertons les pouvoirs publics contre le commerce illégal, avec des activités qui échappent aux obligations sociales et fiscales, mais aussi aux obligations en matière d'hygiène et de sécurité". "Cela engendre une forme de concurrence déloyale. Les élus locaux doivent faire respecter et appliquer la réglementation en vigueur pour enrayer notamment les activités hôtelières illégales et la vente illicite d'alcool", souligne Roland Héguy.

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Une pause fiscale et réglementaire

Umih et GNC demandent également "une pause fiscale et réglementaire" pour continuer d'investir et d'embaucher. Les organisations rappellent que sur la période 2010-2012, "les taxes locales ont subi des augmentations comprises entre +2 % et +15 %, soit une progression moyenne annuelle d'environ +5 %".

Enfin, le secteur représente selon elles, un "levier pour lutter contre la désertification rurale". Les deux organisations appellent les élus locaux à "s'assurer du maintien de la licence IV dans leur commune".



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