Saône-et-Loire : Le meurtrier présumé de Christelle Maillery a été transféré à la prison de Dijon

Publié le Mis à jour le
Écrit par B.L.
Le CHS (centre hospitalier spécialisé) de Sevrey, à Chalon-sur-Saône, en Saône-et-Loire
Le CHS (centre hospitalier spécialisé) de Sevrey, à Chalon-sur-Saône, en Saône-et-Loire © Damien Boutillet

Jean-Pierre Mura était placé en garde à vue depuis hier pour n’avoir pas respecté ses obligations de contrôle judiciaire. Il a été présenté devant un juge du tribunal de Chalon-sur-Saône jeudi 18 septembre 2014 et mis en détention à Dijon.


Le meurtrier présumé était placé sous contrôle judiciaire au CHS (centre hospitalier spécialisé) de Sevrey, à Chalon-sur-Saône.
Selon la direction de l'hôpital, Il bénéficiait du statut de "patient en hospitalisation libre". La question est de savoir s'il était libre de ses mouvements à l'intérieur ou à l'extérieur de l'établissement. 

Pour sa part, le procureur de la République de Chalon-sur-Saône précise que Jean-Pierre Mura n'avait en aucun cas l'autorisation de sortir, comme l'indiquait la décision de justice rendue en 2012 par la chambre d'instruction de Dijon. 

Mardi 16 septembre, il n’est pas rentré au CHS en fin de journée. Pendant plusieurs heures, il a été  activement recherché par la police et la gendarmerie. Il est finalement rentré de lui-même au centre hospitalier spécialisé de Sevrey mercredi 17 septembre en fin d’après-midi.


Il a été aussitôt placé en garde à vue à la gendarmerie de Chalon-sur-Saône. Ce matin, il a été présenté au parquet. La juge d’instruction a demandé son placement en détention. Le meurtrier présumé est ensuite passé devant le juge des libertés et de la détention qui a décidé de le transférer à la prison de Dijon "en service médicalisé". Son contrôle judiciaire a donc été révoqué et il est désormais placé en détention provisoire.
Son avocat Michel Grebot va probablement faire appel de cette décision. 

Cette évasion a provoqué la colère de la mère de Christelle Maillery et des proches des autres victimes de l’affaire des disparues de Saône-et-Loire.

L'association Christelle, qui regroupe les familles de plusieurs jeunes filles assassinées en Saône-et-Loire entre 1986 et 1999, a fait part de son indignation. Pour son président Bernard Hommey, "des têtes doivent tomber". "Je n'arrive pas à comprendre qu'une personne qui était incarcérée dans un centre psychiatrique ait pu jouir d'une possibilité de sortir quand elle le voulait", dit-il.

La responsabilité de l'évasion de Jean-Pierre Mura incombe-t-elle au CHS de Sevrey ou à un dysfonctionnement de la justice, c'est la question qu'il pose. 
L’association Christelle lance un appel

Pour payer les avocats et les frais de justice, les bénévoles organisent de nombreux événements, dont des ventes de brioches. Marie Pichon déplore que les familles soient obligées de financer une partie des démarches judiciaires susceptibles de faire aboutir les enquêtes. En 2013, l’association a dépensé 29 610,26 euros de frais d’avocats.

L’association Christelle lance donc un appel aux dons pour pouvoir poursuivre son combat. Vous pouvez contacter les familles des victimes  :
  • par mail : asso.christelle@wanadoo.fr
  • par téléphone : 06-06-71-06-71
  • leur écrire à l’adresse suivante : Mairie de Blanzy, 71 450. C’est là que se trouve le siège de leur association.

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