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Saône-et-Loire : Le meurtrier présumé de Christelle Maillery a fait une brève évasion

Le meurtrier présumé de Christelle Maillery, collégienne de 16 ans tuée de 31 coups de couteau en 1986 au Creusot, en Saône-et-Loire, était porté disparu de l'hôpital psychiatrique de Sevrey depuis mardi 16 septembre 2014. Il a regagné l'établissement de son propre chef mercredi dans l'après-midi.





Activement recherché, cet homme de 47 ans, mis en examen depuis 2011 pour le meurtre de l'adolescente, est placé depuis janvier 2012 en unité psychiatrique à l'hôpital de Sevrey.

Le meurtrier présumé est placé sous contrôle judiciaire au CHS (centre hospitalier spécialisé) de Sevrey. Il bénéficie du statut de "patient en hospitalisation libre". La question est de savoir s'il était libre de ses mouvements à l'intérieur ou à l'extérieur de l'établissement.
Son absence a été signalée hier mardi en fin de journée. Depuis, il était activement recherché par la police et la gendarmerie. 

Aux alentours de 16h30 mercredi 17 septembre 2014, l'homme a regagné le CHS. Il a aussitôt été interpellé et transféré à la gendarmerie où il passera la nuit en garde à vue. Demain, jeudi, il sera conduit au au palais de justice et présenté à un magistrat. Il devra expliquer pourquoi il n'a pas respecté son assignation à résidence. 



Le meurtre de Christelle Maillery

Le corps de Christelle Maillery avait été retrouvé quelques heures après sa disparition le 18 décembre 1986 dans une cave du Creusot. Cette affaire fait partie d'une série de meurtres non élucidés entre les années 1980 et 1990 en Saône-et-Loire, connue sous le nom des "disparues de Saône-et-Loire".

En décembre 2011, 25 ans après les faits, "une série de recoupements, de coïncidences troublantes et de témoignages" avaient permis aux enquêteurs de la police judiciaire de Dijon d'interpeller dans un hôpital psychiatrique un quadragénaire, qui avait nié les faits.

Soupçonné du meurtre de Christelle Maillery, Jean-Pierre Mura avait été mis en examen pour homicide volontaire et placé, dans un premier temps, en détention provisoire au centre pénitentiaire de Varennes-le-Grand, avant d'être à nouveau interné en hôpital psychiatrique.

Le dossier des "disparues de Saône-et-Loire"

Un autre dossier des "disparues de Saône-et-Loire" a connu récemment un rebondissement grâce au progrès des recherches ADN. Un ouvrier agricole, confondu par ses empreintes génétiques, a avoué le meurtre de Christelle Blétry. La jeune femme, âgée de 20 ans, avait été retrouvée morte le 28 décembre 1996 à Blanzy, près de Montceau-les-Mines, frappée de 123 coups de couteau.


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