Octobre rose : les risques de cancer du sein existent aussi chez les jeunes femmes

Le coup d’envoi de la campagne annuelle de dépistage du cancer du sein "Octobre rose"  a été donné mercredi 1er octobre 2014. On compte 48 800 nouveaux cas chaque année en France. Les femmes jeunes ne sont pas épargnées.

Par B.L.


Qui est concerné par le cancer du sein ?

Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent, avec 48 800 nouveaux cas par an. C’est aussi le plus meurtrier (11 886 décès en 2012).

La grande majorité des cancers surviennent chez les femmes de plus de 50 ans, mais ils peuvent également toucher des femmes plus jeunes, notamment celles qui ont des antécédents familiaux ou des prédispositions génétiques. C'est le cas de l'actrice Angelina Jolie, qui a annoncé avoir subi l'an dernier une ablation préventive des deux seins, parce qu'elle était porteuse d'une mutation très rare du gène BRCA1 qui augmente de 85% le risque d'avoir un cancer du sein.

En France, un programme de dépistage organisé existe depuis dix ans pour les femmes âgées de 50 à 74 ans. Il prévoit une mammographie, remboursée à 100% par l'Assurance maladie, tous les deux ans.
 

Combien de femmes se font-elles dépister chaque année ?

Mais, la nouvelle campagne d'Octobre rose va s'efforcer de convaincre les femmes de 50 à 74 ans de se faire examiner, car leur participation au dépistage organisé stagne depuis plusieurs années.
En effet, le dépistage atteint à peine plus de 50%, auxquels viennent s'ajouter environ 10% de femmes qui font du dépistage individuel, avec des mammographies prescrites par leur médecin. On est donc loin de l'objectif européen de dépistage qui est fixé à 70%.
 

La campagne de dépistage Octobre rose est-elle vraiment efficace ?

Il faut rappeler que le cancer du sein se soigne dans 9 cas sur 10 s'il est détecté à temps. La Société française de sénologie et de pathologie mammaire (SFSPM) a présenté mercredi 1er octobre 2014 une grande enquête, qui  montre que le dépistage organisé avait eu un effet positif sur les cancers avancés. "Un dépistage régulier effectué tous les deux ans a permis de réduire sensiblement le risque d'avoir un cancer de plus de 20 mm" dit le Dr Brigitte Séradour (SFSPM).

Les cancers avancés ont globalement diminué de 12% chez les femmes de 50 à 74 ans au cours des 10 dernières années. Les traitements sont beaucoup moins agressifs et un accompagnement thérapeutique permet de mieux supporter la maladie.


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Octobre rose

Reportage d’Anne Berger et Damien Rabeisen avec :
  • Muriel Esposito
  • Blandine Gery, socio-esthéticienne
  • Michelle de Freitas

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