Dijon : L'université poursuit son programme de renouvellement immobilier

Le projet lancé en Mars 2014 devrait s'achever en Juin 2015. Les aménagements sont nombreux, à la fois composés de rénovation et de nouvelles structures, l'université de Bourgogne Franche-Comté soigne son image, mais aussi son attractivité.

Financement public / privé

L'Université a eu recours à un type de financement inédit pour ce genre de projet, en utilisant un montage financier public / privé :
La conception, la construction, le financement du projet et la maintenance de ces locaux ont été délégués à une entreprise
moyennant un loyer.
L'avantage pour l'universite : une construction qui s'opére dans les délais, avec des prestations de qualité.
Cela conduit à une maîtrise des coûts, l'entreprise finançant le projet n'ayant aucun intérêt à se facturer des dépassements exhorbitants.

Facture de 58 millions d'euros

Pour l'opérateur privé, la note s'élèvera à 25 millions d'euros, alors que les loyers payés par l'Université et l'Etat pendant 27 ans s'élèveront à 58 millions.
Une différence du simple au double qui s'explique par les taux d'intérêts, l'entretien et la maintenance des batiments sur la durée totale du contrat.
Néanmoins ce type de contrat demeure décrié car il favoriserait les grands groupes du BTP.
C'est une filiale de Bouygues qui a remporté ce contrat.

Le reportage de Maryline Barate et Jean-Louis Saintain

Intervenants :
  • Anne Girollet, Vice-présidente déléguée du patrimoine à l'Université de Bourgogne
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  • André Touzet, Responsable des Partenariats Publics Privés à Pertuy Construction
Un double vitrage pour tout le bâtiment des sciences Mirande, une salle multi-usages pouvant accueillir des spectacles et des forums de l'étudiant, des nouveaux labos et une résidence hôtelière pour les chercheurs étrangers invités... l'université de Bourgogne soigne son parc immobilier mais aussi son attractivité. Ce programme immobilier important, comprenant la construction de trois bâtiments et une grosse rénovation thermique, sera livré d'ici mai et juin prochains. Maryline Barate / Jean-Louis Saintain