Allergies : la Bourgogne-Franche-Comté en alerte rouge aux pollens de graminées

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Le week-end sera chaud… Mais Atmo Bourgogne-Franche-Comté donne l’alerte : les conditions métérologiques de ces derniers jours ont favorisé la pollinisation des graminées et la dissémination de leurs grains de pollen. Comment se protéger ?

Les Français se sont habitués à une carte quasi totalement verte ces derniers jours. Alors que la circulation du Covid-19 a fortement diminué sur l’ensemble du territoire, ce sont les pollens graminées qui se propagent de façon conséquente en ce moment. Et c’est le rouge qui l’emporte sur la carte réalisée par le RNSA (Réseau National Surveillance Aérobiologique).
   
Selon le RNSA, les territoires bourguignons et franc-comtois sont particulièrement exposés aux pollens :

graminées : la Côte-d’Or, la Nièvre, la Saône-et-Loire, le Doubs, le Jura, la Haute-Saône et le Territoire de Belfort, le risque d’allergie est au niveau 5 (le plus haut). L’Yonne est au niveau 4.

► pour les pollens d’oseille et de plantain, toute la région est au niveau 1.

Une météo trop favorable ?

En 2019, l’alerte à ces pollens avait été déclenchée le 7 juin et avait duré 5 semaines d’affilée. Si l’alerte est donnée chaque année, en 2020, elle aura été plus précoce avec un déclenchement le 22 mai dernier. 
Atmo Bourgogne-Franche-Comté

Atmo BFC donne l’alerte plus tôt que d’habitude. En cause : la météo. En ce week-end de Pentecôte, le temps sera chaud et ensoleillé, des conditions qui favorisent la dissémination des fortes concentrations de pollens de graminées dans l’air

10 000 espèces différentes composent la famille des graminées. « Des plantes généralement caractérisées par une tige légère et très résistante renflée de noeuds réguliers, d’où poussent de longues et fines feuilles (…) formant une graine autour de la tige. Leurs petites fleurs, rassemblées en épis, se transforment en fruits secs. » L’association de surveillance de la qualité de l’air recense les graminées les plus répandues :
  • les graminées fourragères, que l’on retrouve dans les prairies, les jardins, sur les pelouses ou au bord des routes : fléole des prés, dactyle aggloméré, flouve odorante, ivraie vivace, pâturant des prés, agrostide, etc.
  • les graminées céréalières, qui sont cultivées dans les champs pour l’alimentation : avoine, maïs, seigle, blé ou orge.
  • les graminées ornementales, plantées dans les parcs et jardins : herbe de la pampa, fétuque, baldingère, etc. Celles-ci produisent peu de pollens.  
Des températures plus douces ainsi que des pluies sont attendues sur la région Bourgogne-Franche-Comté au début du mois de juin. De quoi ralentir et contenir la pollinisation des graminées et épargner, quelques jours au moins, les plus sensibles.

Toux et gêne respiratoire : Covid ou allergies ?

En attendant, les allergiques risquent de tousser ou d’être gênés pour respirer…. Des symptômes qui, après l’épidémie de coronavirus, en inquiètent plus d’un.
Certains se plaignent déjà de signes « particulièrement exacerbés ». Rhinite, conjonctivite, toux, asthme… des symptômes « qui peuvent très vite s’avérer invalidants » rappelle Atmo Bourgogne-Franche-Comté. Alors comment les allergiques peuvent se protéger ?

Pour ceux qui suivraient un traitement, il est recommandé de le poursuivre ou de consulter un médecin. « Les médicaments anti-allergiques/antihistaminiques ne sont pas contre-indiqués et peuvent soulager » souligne Atmo BFC.  

De nombreux gestes peuvent être adoptés quotidiennement afin de limiter les effets de l’allergie aux pollens :
  • Le logement doit être aéré tôt le matin, ou en soirée.
  • Les sorties dans les champs ou hautes herbes doivent être évitées.
  • Le port des lunettes de soleil est recommandé pour protéger les yeux du contact des pollens.
  • Puisque l’épidémie de coronavirus nous pousse aujourd’hui à porter un masque en intérieur, celui-ci peut être gardé à l’extérieur pour protéger le nez et la bouche.
  • Les mouchoirs à usage unique sont privilégiés.
  • Pour tout déplacement en voiture, les vitres sont fermées.
  • Il faut changer de vêtements en rentrant chez soi.
  • Le linge ne doit pas sécher à l’extérieur.
  • Les cheveux doivent être rincés avant le coucher afin d’éviter le transfert des pollens sur l’oreiller.
  • Un spray d’eau de mer ou un sérum physiologique peuvent être utilisés pour nettoyer les muqueuses nasales, matin et soir.
Evidemment, si les symptômes allergiques persistent, il est recommandé de consulter un médecin ou un allergologue. Auquel cas, dans le contexte sanitaire actuel, pour les plus exposés (les asthmatiques par exemple), les médecins recommandent le test de dépistage du coronavirus et peuvent prescrire un arrêt de travail en attendant les résultats, afin de ne prendre aucun risque de potentielle contamination.

La saison de pollinisation des graminées démarre généralement en avril et se termine autour de septembre. Le pic arrive dans le courant du mois de juin… Les allergiques devront donc encore s’armer de patience avant de pouvoir respirer tranquillement !