Application “alerte attentat” lancée par le ministère de l'Intérieur : ce qu'il faut retenir

Système d'Alerte et d'Information des Populations (SAIP), c'est le nom de l'application "alerte attentat" lancée par le ministère de l'Intérieur. / © ministère de l'Intérieur
Système d'Alerte et d'Information des Populations (SAIP), c'est le nom de l'application "alerte attentat" lancée par le ministère de l'Intérieur. / © ministère de l'Intérieur

« SAIP » pour Système d'Alerte et d'Information des Populations, c'est le nom de l'application lancée le 8 juin 2016 par le ministère de l'Intérieur pour prévenir d'un risque imminent d'attentat. Mais déjà, elle fait polémique. Voici ce qu'il faut en retenir.

Par Maryline Barate

Comment ça marche ?

Lancée 48 heures avant le début de l'Euro en France, cette application est disponible sur toutes sortes de smartphone (IOS et Androïd). Elle permet de recevoir une "alerte attentat" sur son portable si on se trouve dans un secteur ou dans une situation repérés comme dangereux par les autorités.

On reçoit des notifications si la zone est en alerte ou carrément un écran dit "de sidération" (écran d'alerte) qui s’impose sur le téléphone, quel que soit l’affichage en cours, si le péril est imminent. « Outre ces messages d’alerte, l’application délivre également les conseils comportementaux et consignes à respecter en fonction de la nature de l’alerte et de la zone dans laquelle l’utilisateur se trouve », précise le gouvernement.

Pour recevoir ces messages, il faut non seulement évidemment télécharger cette application sur son portable mais aussi se géolocaliser. Il est aussi possible d'enregistrer jusqu'à huit zones géographiques afin d’être informé en cas d’alerte dans l’un de ces périmètres.

Une application déjà critiquée


C'est le site spécialisé en nouvelles technologies NextInpact qui a levé un premier lièvre, le lendemain du lancement de l'application. Dans les versions disponibles sur Apple et Google, il faut céder la possibilité de consulter voire modifier le contenu d'une clé USB connectée à son téléphone afin d'augmenter sa capacité de stockage. Une simple « anomalie » en cours de correction, s'est justifié le ministère de l'Intérieur. Mais cela pouvait renforcer « cette désagréable impression d’intrusion dans nos poches », comme le relevait Mediapart.

Les autres critiques pointent l'opacité de cette application, son inefficacité si les réseaux sont saturés ou encore qu'elle a été déployée trop tardivement si l'objectif était l'Euro. En effet, toucher un maximum de spectateurs et de fans de foot en cas de drame ne peut fonctionner que si les utilisateurs de l'appli sont nombreux. Le manque d'anticipation a été dénoncé par certains blogueurs.

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