Autun : le ministre de l’Education est attendu à un rendez-vous international des langues anciennes

Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education Nationale et de la Jeunesse / © LUDOVIC MARIN / AFP
Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education Nationale et de la Jeunesse / © LUDOVIC MARIN / AFP

Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education Nationale, assistera à un colloque sur les langues anciennes à Autun, en Saône-et-Loire, samedi 30 mars. Ce jour-là, les principaux syndicats enseignants appellent à une journée d'action contre son "projet de loi pour une école de la confiance".
 

Par B.L.

Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education Nationale et de la Jeunesse, est de retour à Autun. Il avait accompagné Emmanuel Macron le 7 février dernier dans le cadre du Grand Débat National, qui avait eu lieu en Saône-et-Loire. Il avait notamment participé au côté du président de la République à un débat avec un millier de jeunes du département. Cette fois, il vient assister à un colloque sur les langues anciennes. 



Pourquoi Autun accueille un colloque sur les langues anciennes ?

"Autun capitale des langues anciennes" est un rendez-vous international de spécialistes des langues anciennes qui se déroule samedi 30 et dimanche 31 mars 2019 à la salle de l’Hexagone, à Autun, en Saône-et-Loire.

Pendant deux jours, conférences et tables rondes réuniront des intervenants venant de plusieurs pays européens. Il sera question notamment du grec et du latin, des langues anciennes constitutives de la langue française.

Le choix d’Autun ne doit rien au hasard. La ville, qui s’appelait Augustodunum à l’époque romaine, abrita des universités de langue grecque célèbres dans toute la Gaule et connues sous le nom d’écoles méniennes.


 
La porte d'Arroux à Autun (Saône-et-Loire)
La porte d'Arroux à Autun (Saône-et-Loire)

 

Quel est le programme de Jean-Michel Blanquer à Autun ?

-9h10 Le ministre assistera à la répétition d’un extrait du spectacle Eloquentia réalisé avec des élèves latinistes et non-latinistes du collège Victor Hugo de Lugny et des élèves de l’institut médico-éducatif de Cruzille, sous la direction de Doris Duverne, professeur de lettres, et de Guy Martinez, comédien et metteur en scène.

-9h30 Discours d’ouverture du colloque
• Vincent Merkenbreack, président de l’association HumanHist
• Vincent Chauvet, maire d’Autun
• Rémy Rebeyrotte, député de Saône-et-Loire
• Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse
 
 

Pourquoi les syndicats d'enseignants appellent-ils à se mobiliser ce jour-là ? 

Ce samedi 30 mars est aussi le jour choisi par les principaux syndicats enseignants pour lancer une journée d'action contre le "projet de loi pour une école de la confiance".  Le texte, qui a été voté par l'Assemblée nationale, doit passer début mai devant le Sénat. Les syndicats veulent tout faire pour que le texte soit retoqué.

Ils dénoncent entre autres un amendement qui, s'il est adopté, donnerait naissance à des "établissements publics des savoirs fondamentaux", dont l'objectif sera de rassembler en une seule entité un collège et une ou plusieurs écoles du même secteur. Pour certains, cela pourrait entraîner la disparition des directeurs d'école, ce que dément le ministre de l'Education.

Les syndicats sont aussi vent debout contre l'article 1 du projet de loi, qui mentionne le "devoir d'exemplarité" des personnels de la communauté éducative. Cet article est interprété par certains comme un moyen de rappeler à l'ordre ou de sanctionner des enseignants qui critiqueraient l'institution.

Depuis plusieurs semaines, des enseignants mènent des "actions de désobéissance" dans toute la France pour montrer leur désapprobation : certains ont démissionné de leur fonction de professeur principal, d’autres donnent des 20/20 à tous les élèves ou boycottent les conseils de classe...

Plusieurs syndicats ont d'ores et déjà appelé à une nouvelle journée nationale de grève et mobilisation le jeudi 4 avril.
 


 

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