Bourbon-Lancy : Le moulin Baudran a de l'énergie à revendre

Propriété de la famille Dauvergne depuis cinq générations, le moulin Baudran va désormais produire de l'électricité. / © France 3 Bourgogne
Propriété de la famille Dauvergne depuis cinq générations, le moulin Baudran va désormais produire de l'électricité. / © France 3 Bourgogne

Le moulin Baudran fait partie du paysage de Bourbon-Lancy (Saône-et-Loire) depuis plusieurs siècles. Laissé à l'abandon depuis 2004, le vieux moulin a aujourd'hui changé de vocation : il ne servira plus à produire de farine, mais de l'électricité.
 

Par Sébastien Kerroux

Cela fait maintenant un siècle que la famille Dauvergne est propriétaire du moulin de Baudran (Saône-et-Loire). L'histoire commence en septembre 1918 lorsque l'arrière-grand-père de Michel Dauvergne quitte le secteur de Gueugnon pour racheter le moulin à farine. Durant quatre générations, les Dauvergne seront minotiers de père en fils. Michel reprendra à son tour le flambeau. Mais tout s'arrête en 2004 :
"Les boulangers s’éteignaient au fur et à mesure. Ils partaient en retraite et n’étaient pas forcément remplacés. On a perdu de la quantité, et la remise aux normes du moulin était trop importante, alors j’ai décidé d’arrêter entièrement."

De la farine à l'électricité

Pendant plus d'une décennie, le moulin est laissé à l'abandon. Quinze ans après l'arrêt de la minoriterie, Mathieu Dauvergne - le fils de Michel - décide de profiter de ce bijou du patrimoine familial, pour lui donner une nouvelle vie. La cinquième génération de la famille Dauvergne en est certaine : ce moulin, situé au bord de la Somme, a de l'énergie à revendre. Désormais, il ne produira plus de farine, mais...de l'électricité.
 
Le moulin Baudran a de l'énergie à revendre
 

Un investissement de 250 000 euros

Les vieilles pierres abritent aujourd'hui ce qui se fait de mieux en matière d'équipements hydrauliques, et la roue n'est plus en bois mais en acier. Pour rénover le moulin, les Dauvergne ont du réaliser un investissement conséquent : 250 000 euros, qu'il compte amortir sur quinze ans : "L'été si ça ne produit pas ce n'est pas grave. On sait que les cinq mois de l'hiver, ça coule bien et qu'il n'y aura pas de problèmes." assure Mathieu Dauvergne.

 

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