La location de jardins, une tendance qui émerge en Bourgogne

Pour emmener les enfants jouer en plein air ou pour camper à moindre frais, certaines familles et touristes se tournent vers la location d'un jardin directement à un particulier. En Bourgogne, des propriétaires se sont lancés dans cette nouvelle tendance de l'économie collaborative. 



Certains propriétaires accueillent des campeurs pour plusieurs nuits.
Certains propriétaires accueillent des campeurs pour plusieurs nuits. © France 3 Bourgogne
Quarante minutes de route depuis la région lyonnaise, direction la Bourgogne. Lina Drappeau et ses deux enfants vont pouvoir profiter pendant trois heures d'un extérieur avec balançoires, trampoline et piscine. La famille a décidé de louer un jardin à un particulier. Une pratique qui se développe et qui a séduit Marie-Line Tisserand, propriétaire des lieux. 

Cinq euros par heure et par personne


 "Je travaille à l'intérieur en "home office"; souligne-t-elle. Je ne les dérange pas, ils ne me dérangent pas, c'est parfait." Ses hôtes déboursent cinq euros par heure et par personne. Grâce à une annonce postée sur un site spécialisé, Marie-Line peut donc gagner jusqu'à 200 ou 300 euros par mois. "Ça peut payer les frais d'entretien de la piscine, ça permet de faire plus de loisirs avec ma fille...", appuie-t-elle.



Jardins-prives, Oh-mygarden, Louerdehors mais aussi Gamping ou HomeCamper : ces dernières années, les sites de location de jardins entre particuliers se sont multipliés. Les principaux regroupent un millier de propriétaires, qui mettent à disposition leur pelouse (et commodités) pour plusieurs heures ou plusieurs jours.

J'irai camper chez vous


Floriane Gy et son conjoint accueillent depuis deux ans des campeurs, à qui ils prodiguent emplacements, sanitaires et conseils à tarif avantageux. "On fait payer pour se faire défrayer, assure-t-elle. Le jardin on n'y va que de temps en temps, c'est histoire d'occuper les lieux, faire vivre toutes les pièces et le jardin."


Les touristes y trouvent leur compte, l'aternative étant moins cher que le camping. Ce week-end-là, pour deux nuits de bivouac, la famille Renaud devra débourser treize euros par personne. "Ça permet d'étendre la gamme de plaisirs, sourit Gabriel Renaud, confortablement installé dans sa chaise dépliante. On est dans des régions viticoles, sur des vins de qualité... Ça permet de s'en payer un bon !"


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