Réfugiés ukrainiens : à Dijon, une soixantaine de places disponibles pour accueillir les exilés

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Écrit par Lisa Guyenne

L’accueil des réfugiés d’Ukraine s’organise en Bourgogne. À Dijon, la ville indique qu’elle peut mettre à disposition la résidence Abrioux, près du parc de la Colombière, ainsi que le Centre de Rencontres Internationales.

Si la guerre continue en Ukraine, "on peut s'attendre à cinq millions d'exilés", estimait l'Union Européenne ce lundi matin. Soit plus d'un Ukrainien sur dix. Face à cet afflux de réfugiés, la solidarité s'organise jusqu'en Bourgogne. 

Deux résidences mises à disposition par la ville de Dijon

Contactée par France 3, la ville de Dijon indique qu’une soixantaine de places sont disponibles dans la résidence Abrioux, près du parc de la Colombière, réparties en 14 appartements d’une pièce et 7 appartements de deux pièces. En complément, le Centre de Rencontres Internationales, aux Grésilles, pourra être utilisé en cas de besoin. 

Outre Dijon, plusieurs communes de la région ont d’ores et déjà annoncé qu’elles allaient mettre des logements à disposition des Ukrainiens : Autun a accueilli sa première famille le 27 février, Longvic tient à disposition sa Maison des artistes, et à Avallon, un couple d’Ukrainiens héberge 17 proches qui ont fui les bombes. Plusieurs communes se sont déclarées volontaires : Montbard, Is-sur-Tille, Semur-en-Auxois, ainsi que le bailleur social Orvitis...”, liste Ludovic Rochette, président de l’Association des Maires de France en Côte-d’Or et maire de Brognon. Les particuliers sont aussi très nombreux à proposer d’héberger des réfugiés.

Mais à l’échelle régionale, le gros du travail reste à faire. “On est en attente des éléments de pilotage de l’Etat”, indique Ludovic Rochette. Ce sont les préfectures qui sont chargées de centraliser les propositions d'hébergement, à travers un site internet rattaché au ministère de l'Intérieur, démarches-simplifiées.fr. Ce lundi soir à 19h, à l'échelle nationale, le site recensait 1 420 dossiers entamés, et 13 acceptés.

Par ailleurs, l'hébergement des Ukrainiens doit se penser "au moins à moyen terme", selon Ludovic Rochette. “Il y a des solutions d’urgence, mais c’est un travail de plus longue haleine qu’il faudra mener. Certains réfugiés sont venus en France et ont directement rejoint leur famille. Ils sont passés sous les radars. Il faudra donc un peu de temps avant d’avoir une vision d’ensemble du nombre de personnes à aider. En outre, on sait que la crise sera longue : les réfugiés auront besoin de rester au moins à moyen terme, et il faudra leur assurer des solutions décentes.