Retour du masque en intérieur, fin de la fermeture systématique des classes, 3e dose pour tous : des annonces très commentées

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Écrit par Chloé Giraud
Les classes ne fermeront plus systématiquement après la détection d'un cas de Covid-19.
Les classes ne fermeront plus systématiquement après la détection d'un cas de Covid-19. © Guillaume Desmalles/France Télévisions

Olivier Véran a annoncé de nouvelles mesures pour freiner la progression de l'épidémie de Covid-19. Retour du masque en intérieur, fin de la fermeture systématique des classes, 3e dose élargie à tous : parents d'élèves, professionnels de la restauration ou tout simplement clients, réagissent.

"Réhabituer les gens, ça va être un peu compliqué", souffle ce restaurateur dijonnais. Après les annonces d'Olivier Véran ce jeudi midi, ce professionnel de la restauration s'inquiète de la réaction de la clientèle. A partir de lundi, le masque sera de nouveau obligatoire partout en intérieur dans les lieux recevant du public, y compris là où le pass sanitaire est obligatoire.

Parmi les clients, nombreux sont ceux qui avaient gardé l'habitude de remettre le masque pour se déplacer à l'intérieur du restaurant. Ces nouvelles mesures ne changent donc absolument rien pour eux.  "Je n’ai pas quitté le masque depuis des mois. Je trouve qu'il nous protège et je ne vois pas en quoi ça nous coûte de le mettre", affirme une cliente.

Un mal nécessaire

L'annonce n'est pas non plus accueillie avec joie par les serveurs. "S'il faut le mettre je le mettrai. Ce n'est pas forcément difficile mais c’est un peu chiant. Ça change le rapport avec les clients."

Du côté des instances représentatives de la profession, comme l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie, on appelle à l'unité "pour faire ce qu'il faut pour continuer à travailler".

C’est un mal nécessaire. Ce qui est important c’est qu’on ne revienne pas à des jauges d’occupation, ni à un éventuel couvre feu, ni même à une fermeture de nos établissements qui serait dramatique.

Patrick Jacquier, président de l'UMIH Côte-d'Or

"Depuis dix-huit mois on a su d'adapter. Une fois de plus nous nous adapterons", ajoute Patrick Jacquier.

Une adaptation qui n'est pas du goût de tous. Au cinéma, la règle sera la même qu'au restaurant, et certains spectateurs n'hésitent pas à l'affirmer "s’il faut porter le masque, je n’irai plus au cinéma.  Ou bien j'irai quand même de temps en temps, mais je tricherai, je baisserai mon masque pendant la séance".

Eviter des fermetures contraignantes

Devant les écoles primaires cet après-midi, les parents réagissaient eux aussi au nouveau protocole qui sera appliqué à leurs enfants. Jean-Michel Blanquer a annoncé la fin de la fermeture systématique des classes quand un élève est testé positif. Nouveauté : pour revenir en classe, les élèves devront présenter un test négatif.

Une mesure plutôt bien accueillie par les parents d'élèves. "Si c’est pour éviter une fermeture de classe pourquoi pas. Quand on travaille, c’est contraignant. Et c'est important que les enfants soient scolarisé dans les locaux de l’école", explique cette maman.

Pour Guillaume Grosmaire, directeur de l'école Chevreul à Dijon, l'idée est bonne mais il redoute que les laboratoires soient débordés par tous ces tests. "Ils ont déjà énormément de travail, on ne peut pas leur demander de faire venir en plus des gens dans les écoles."

Forte affluence attendue dans les officines

Autre mesure annoncée par le ministre de la Santé ce jeudi, l'ouverture de la dose de rappel à toute la population adulte, dès cinq mois après la dose précédente. "Une bonne chose", d'après Alain Gaudret, praticien hospitalier à l'hôpital de Chalon-sur-Saône. " Toutes les études montrent cette baisse de l’immunité post-vaccinale au fil du temps, surtout à partir de 6 mois."  

Un changement qui va avoir un impact sur les pharmacies, en première ligne pour la vaccination. "Le passage de 6 à 5 mois va légèrement modifier notre organisation des prises de rendez-vous."

On s'attend à un forte affluence sur les officines car cela va devenir obligatoire pour obtenir son pass sanitaire.

Franck Demortière, docteur en pharmacie

Reste à savoir si les Français répondront présent à l'appel de cette dose de rappel. Au moment des annonces d'Olivier Véran, le site Doctolib affichait des difficultés, à cause de nombreuses connexions.

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