"tu vas te prendre des balles de Kalach" : le député de Saône-et-Loire Benjamin Dirx menacé de mort

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La liste de parlementaires menacés par mail ou par courrier s'allonge. Depuis le vote du passe vaccinal, les élus de la majorité semblent être davantage pris pour cible. C'est le cas du député LREM de Saône-et-Loire Benjamin Dirx, qui a reçu ce mercredi 19 janvier des mails de menaces de mort.

Ce sont plusieurs mails que le député de Saône-et-Loire Benjamin Dirx (LREM) a reçus dans la nuit du 18 au 19 janvier.

"Tu vas te prendre des balles de Kalach / Je vais faire comme le Bataclan"

Le député LREM de la 1ère circonscription de Saône-et-Loire Benjamin Dirx confirme la réception de mails de menaces de mort. Ces menaces "résultent de ses votes récents à l'Assemblée Nationale sur les mesures sanitaires visant à protéger les Français", selon un communiqué de presse publié ce mercredi 19 janvier.

Pour l'élu, "c'est la première fois" qu'il reçoit des menaces de mort. "On ne peut pas mettre d'une manière ou d'une autre la pression sur des élus pour qu'ils votent des textes ou pas, réagit Benjamin Dirx. Autrement, ce n'est plus une démocratie !"

On ne peut pas mettre la pression sur un élu

Benjamin Dirx

député LREM de Saône-et-Loire

Le député de Saône-et-Loire ne veut  pas se laisser intimider : "aujourd'hui, ça me fait plus aller dans le sens de défendre notre République et notre démocratie. 
Franchement, les débats sur les questions sanitaires, on les a eus, et longuement. On a le droit de ne pas être d'accord, et heureusement, sinon on n'est plus en démocratie. C'est normal. Par contre, on ne peut pas mettre la pression d'une manière ou d'une autre sur un élu, ça, ce n'est pas possible."

Une banalisation de la violence ?

Le député LREM voit dans ces menaces une banalisation de la violence, chose qu'il n'accepte pas : "J'ai toujours trouvé que banaliser un vandalisme de permanence, c'était déjà quelque chose qu'on ne devait pas faire. Mais cela avait fini par presque rentrer dans les mœurs. Forcément, maintenant, c'est l'étape d'après. On l'avait vécu il y a 3 ou 4 ans sur des domiciles de parlementaires, on ne peut pas l'accepter !"

Benjamin Dirx a porté plainte auprès des services de police. Tout comme l'a fait Michèle Crouzet, députée Modem de l'Yonne, menacée à son domicile il y a quelques jours.