Ce qu'il faut savoir sur le moustique tigre désormais présent en Bourgogne-Franche-Comté

La Bourgogne-Franche-Comté n’échappe pas à l’expansion du moustique-tigre désormais présent en Saône-et-Loire, en Côte d’Or, dans la Nièvre, le Doubs et le Jura. On vous explique.

Moustique tigre.
Moustique tigre. © Philippe LAMBERT / MaxPPP

Originaire des forêts tropicales d’Asie du Sud-Est, le moustique tigre (Aedes albopictus) s’est adapté à divers environnements, et notamment au milieu urbain en profitant d’une multitude de récipients (vases, pots, bidons, gouttières…) dans lesquels il pond ses œufs. Depuis quelques temps, il est présent en Bourgogne-Franche-Comté et notamment dans cinq départements : en Saône-et-Loire, depuis 2014 ; en Côte-d’Or et dans la Nièvre depuis 2018 ; dans le Doubs et le Jura depuis 2020.

Sa capacité à être "vecteur" de la maladie du chikungunya, de la dengue ou du zika, en fait une cible de surveillance prioritaire durant sa période d’activité en métropole du 1er mai au 30 novembre. L'Agence Régionale de Santé de Bourgogne-Franche-Comté met en oeuvre une surveillance dans les huit départements de la région par un réseau de pièges-pondoirs, principalement sur les unités urbaines les plus peuplées, afin de suivre la dynamique de progression d’Aedes albopictus. 

© www.bourgogne-franche-comte.ars.sante.fr

Comment reconnaître le moustique tigre ?

"Tous les insectes qui volent ne sont pas des moustiques tigres !" interpelle l'Agence Régionale de Santé de Bourgogne-Franche-Comté. Le moustique tigre est noir avec des taches blanches sur le corps et les pattes, il a une ligne blanche sur le thorax et un appareil piqueur. Il est petit, moins de 1 cm d'envergure. 

L’ensemble de la population peut participer à la surveillance de cette espèce afin de mieux connaître sa répartition via le site internet signalement-moustique.anses.fr

Quelles maladies transmet-il ?

Lors d’une piqûre, le moustique prélève le virus sur une personne infectée, et à l’occasion d’une autre piqûre, il le transmet à une personne saine. Il n’y a pas de traitement curatif contre le virus. 

Le Docteur Bruno Mathieu responsable de l'équipe Entomologie Medicale de l'IPPTS ( Institut de Parasitologie et de Pathologie Tropicale de Strasbourg ) , coordinateur du projet Tiger à l'Université de Strasbourg montre des photos permettant l'identification du moustique Tigre.
Le Docteur Bruno Mathieu responsable de l'équipe Entomologie Medicale de l'IPPTS ( Institut de Parasitologie et de Pathologie Tropicale de Strasbourg ) , coordinateur du projet Tiger à l'Université de Strasbourg montre des photos permettant l'identification du moustique Tigre. © Jean-Marc LOOS/MaxPPP

Comment éviter sa prolifération ?

"Chacun, en modifiant son comportement et en adoptant des gestes simples et peu contraignants, peut participer à la lutte contre la prolifération des moustiques tigre et aider à prévenir l’introduction de la dengue, du chikungunya ou du zika en métropole" prévient le ministère de la Santé. Pour ce faire, chacun doit oeuvrer à la suppression des eaux stagnantes, qui permettent la reproduction du moustique, autour de son domicile. 

Par exemple, vous pouvez enlever les soucoupes des pots de fleurs ou les remplir de sable, changer l’eau des vases plusieurs fois par semaine, vérifier le bon écoulement des gouttières, mettre à l’abri de la pluie ou supprimer les pneus usagés et tout autre objet pouvant se remplir d’eau, etc... 

Le moustique tigre est capable de transmettre à l’homme différents virus dont ceux de la dengue, du chikungunya et du Zika. Bien que ces maladies sévissent principalement en zones tropicales, la survenue de cas autochtones (contractés sans voyage) en France métropolitaine représente un risque bien réel. Ainsi, en 2010, deux cas autochtones de dengue et deux cas autochtones de chikungunya ont été détectés respectivement à Nice et à Fréjus. En 2013, un cas autochtone de dengue a également été identifié dans les Bouches-du-Rhône.

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