Chasse : le prix du permis national sera divisé par deux et les écolos s'inquiètent du plan de réforme

© Alexandre MARCHI - maxPPP
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Le prix du permis national de chasse sera bien divisé par deux, comme le réclamaient les chasseurs. Il passera de 400 à 200 euros. 

Par S.C avec AFP

Emmanuel Macron, qui a plusieurs fois exprimé son soutien à la pratique de la chasse, a donné lundi 27 août son accord à la baisse du permis national de 400 à 200 euros.
Le permis national, contrairement au départemental, permet de chasser sur tout le territoire. Il n'est possédé que par environ 10% des quelque 1,2 million de Français qui pratiquent la chasse chaque année, selon la Fédération nationale des chasseurs (FNC).


La liste des espèces chassables doit être révisée


En marge de l'annonce de la baisse du prix du permis, les défenseurs de l'environnement s'inquiètent surtout des modalités de la nouvelle gestion des espèces chassables. Lors de la réunion de lundi, la liste de six premières espèces qui seront concernées d'ici la fin de l'année par une "gestion adaptative" a été annoncée, dont les oies cendrées, le grands tétras, les tourterelles des bois et barges à queue noire.

Actuellement, la liste des espèces chassables, principalement des oiseaux et quelques mammifères comme le sanglier, est figée.

La nouvelle "gestion adaptative" discutée depuis plusieurs mois repose sur un renforcement de la collecte des données sur l'état de conservation des espèces et sur les prélèvements des chasseurs.  Un conseil scientifique qui sera mis en place à l'automne devra éclairer le gouvernement sur les quotas à définir pour chaque espèce concernée.
    
Les chasseurs espèrent que certaines espèces aujourd'hui protégées pourront à terme être chassées. Une perspective dénoncée par les défenseurs de l'environnement qui voudraient que la nouvelle formule ne puisse permettre que de diminuer des quotas de chasse existants.
 


Sur les "64 espèces d'oiseaux" chassées en France, "20 sont sur la liste rouge de l'Union internationale de conservation de la nature" (UICN), a dénoncé lundi sur BFMTV le président de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) Allain Bougrain-Dubourg. Ce dernier réclame l'interdiction de chasser toutes les espèces sur cette liste, comme la tourterelle des bois.
   

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