Conseil de défense : le Doubs, l'Yonne, le Jura et la Nièvre sous la menace d’un durcissement

À quelques jours du week-end de Pâques, le gouvernement tient un nouveau conseil de défense, ce mercredi 24 mars. Les départements du Doubs, de l'Yonne, du Jura et la Nièvre, où les indicateurs continuent de monter, pourraient connaître un basculement vers de nouvelles mesures. 

Dans quatre départements de Bourgogne-franche-Comté, le seuil d'alerte du taux d'incidence dépasse les 250
Dans quatre départements de Bourgogne-franche-Comté, le seuil d'alerte du taux d'incidence dépasse les 250 © Philippe BRUCHOT/Maxppp

Le 18 mars, la Bourgogne-Franche-Comté y avait échappé. Pas de confinement pour la région. Les annonces du Premier ministre, Jean Castex supposaient même un allégement des restrictions, avec le recul du couvre-feu d'une heure, à partir de 19h. 

Mais ces derniers jours, la situation s’est tendue dans plusieurs départements de la région, en particulier dans le Doubs, la Nièvre, l’Yonne et le Jura, et le gouvernement pourrait revenir sur sa décision. 

Avec un taux d'incidence supérieur à 250, une augmentation des admissions en réanimation et du taux de positivité des tests, les quatre départements en question n’échappent pas à la menace d’un durcissement pour permettre de freiner l’épidémie. Leur destin devrait être rendu public demain soir lors de la conférence de presse hébdomadaire. 

A la sortie du conseil des ministres et du conseil de défense sanitaire qui se tenaient un peu plus tôt dans la matinée, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal a annoncé que la Nièvre devraient passer sous mesures de freinage renforcées.


Un reconfinement sous quels critères ?

16 départements sont confinés depuis la semaine dernière, mais sous quels critères ? 


D'abord, le taux d'incidence hebdomadaire, c'est-à-dire le nombre de nouveaux cas enregistrés sur les 7 derniers jours, pour 100.000 habitants, dans ces départements, dépasse le "seuil d'alerte" fixé à 250 en septembre 2020. Aujourd'hui, c'est également le cas pour le Doubs, l’Yonne, le Jura et dans le département de la Nièvres, où il dépasse même le taux nationational de 309,7. Mise à part le Doubs, ce taux a augmenté de façon importante la semaine dernière.

Autre indicateur possible : "la tension hospitalière". C'est-à-dire la part de "patients Covid-19" parmi l'ensemble des personnes hospitalisées. Elle est en nette augmentation dans la région et particulièrement inquiétante dans le Doubs où elle est estimée à 120 %. Les services de réanimation, saturés, se voient donc obligés de procéder à des transferts de patients et/ou déprogrammer des opérations.

 

 

 

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