Coronavirus : à Besançon ou Vesoul, le port du masque devrait redevenir obligatoire dans certaines zones

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Depuis ce lundi 3 août, de nombreuses communes ont décidé de rendre obligatoire le port du masque dans des lieux ouverts pour faire face à l'épidémie du coronavirus Covid-19. En Franche-Comté, les villes de Besançon ou Vesoul devraient emboîter le pas.

"Je suis avant tout dans le préventif", précise Alain Chrétien (Agir), maire de Vesoul. Récemment réélu à la tête de la préfecture de Haute-Saône, il a fait savoir, ce lundi 3 août, qu'un arrêté municipal était en rédaction pour rendre obligatoire le port du masque à l'extérieur. Plus précisément sur les marchés de la ville qui ont lieu tous les jeudis et samedis matin de 8 heures à 13 heures, ainsi que les vendredis soir où se déroulent les marchés nocturnes en centre-ville.

L'arrêté devrait entrer en vigueur dès la fin de la semaine. Le port du masque devrait donc redevenir une norme aux abords de la halle commerçante. Sous peine d'une amende de 135 euros : "des patrouilles de la police municipale et nationale devraient veiller à ce que ce soit bien respecté", indique le maire.

Plus d'une centaine de villes en France ont pris des mesures du même genre ces derniers jours. Notamment en Mayenne, où de nombreux indicateurs sont repartis à la hausse. A Lille, le port du masque est redevenu obligatoire dans la plupart des lieux publics de la métropole.

"Une évidence"

Alain Chrétien a tenu à justifier cette décision : "Il faut trouver un juste équilibre entre un retour presque à la normale et la protection des populations. Si cela peut éviter une propagation du virus au niveau local, il ne faut pas hésiter."

La promiscuité est de mise ces dernières semaines lors des marchés de Vesoul : "C'était pour moi une évidence. Porter un masque est devenu un geste simple à la portée de tous. Ils sont facilement trouvables et peuvent éviter un retour en force du virus."

Le maire a expliqué ne pas avoir pris cette décision au regard des derniers chiffres publiés par l'Agence Régionale de Santé (ARS) : "Les indicateurs restent stables. Mais je préfère agir avant que cela soit trop tard. C'est une mesure de prévention qui est nécessaire."
 

Bientôt un arrêté à Besançon

Ce n'est qu'une question de temps pour la capitale franc-comtoise. Contactée par la rédaction, Anne Vignot, la nouvelle maire de Besançon (EELV) a fait savoir qu'elle échangeait avec le préfet pour mettre en place un arrêté.

Celui-ci est en cours de réalisation. Les périmètres, les lieux ou encore les heures du port du masque sont les objets des différentes discussions entre la mairie et la préfecture. Les marchés seraient également concernés.

"Nous nous sommes posés la question de la temporalité de la mise en place de cet arrêté. Nous sommes dans une période creuse avec d'importantes chaleurs, il y a donc moins de monde que d'habitude dans les rues. Mais certains rassemblements nocturnes qui ne respectent pas les distances de sécurité ont été observés", explique Anne Vignot.

D'autres villes observent la situation

Les bulletins publiés par l'ARS sont scrutés par d'autres villes de Franche-Comté qui pourraient prendre des mesures similaires. "Je ne suis pas d'une tranquillité absolue", avoue Marie-Noëlle Biguinet. La maire de Montbéliard (LR), dans le Doubs, est aux faits des derniers arrêtés pris un peu partout sur le territoire. Pour le moment, rien ne semble imposer le retour du masque en extérieur.
 

Nous sommes en lien constant avec l'ARS. Les indicateurs sont surveillés au quotidien. Si la situation venait à changer, la première mesure concernerait les marchés de la ville.

Marie-Noëlle Biguinet, maire de Montbéliard


Depuis le début de l'été, les touristes n'affluent pas à Montbéliard comme à Pontarlier, toujours dans le Doubs. "Pour le moment, l'afflux de touristes ne pose pas de problème. Nous comptons sur le civisme des administrés. Le port du masque n'est pas suffisant : nous continuons d'encourager la distanciation sociale et le lavage des mains. Si on s'aperçoit que cela ne suffit plus, nous prendrons des mesures plus strictes", prévient Bénédicte Hérard, adjointe au maire de Pontarlier en charge de la politique sociale.

A Pontarlier, la braderie a tout de même même été organisée le 1er août dernier dans le respect des règles d'hygiène. D'autres événements majeurs ont été annulés ou reportés, comme le défilé des classes remis à fin octobre prochain.

"Le port du masque est fortement conseillé sur le marché de la ville", précise l'adjointe au maire avant de poursuivre : "Les gens continuent de se plier de bonne grâce aux gestes barrières. Nous espérons que cela va se poursuivre."