​​​​​​​Coronavirus COVID-19 : pourquoi un appel à la solidarité numérique est-il lancé au public ?

Le télétravail est de plus en plus pratiqué / © Sébastien Kerroux
Le télétravail est de plus en plus pratiqué / © Sébastien Kerroux

En cette période de confinement, les réseaux télécoms sont très sollicités à cause du recours massif au télétravail, mais aussi à cause du visionnage de séries, des jeux vidéo, etc. Un appel à la solidarité numérique est donc lancé au public.

Par B.L. avec AFP

Avec le confinement, le télétravail a été multiplié par 7


Depuis le mardi 17 mars à midi, il est demandé aux Français de rester chez eux pour tenter de freiner l’épidémie de coronavirus COVID-19 qui accélère dans le pays.
Conséquence : le réseau mobile et l'accès internet à la maison sont plus que jamais essentiels pour rester en contact avec ses proches, télétravailler, étudier à distance, mais aussi se divertir.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le télétravail a été multiplié par 7. Cela a mené à un trafic voix multiplié par 2, la visioconférence multipliée par 2 et il y a des messageries internet comme WhatsApp dont on estime que le volume a été multiplié par 5.


"Nous avons un réseau qui a été conçu pour absorber des flux considérables" et qui est construit en prévision "d'un rythme régulier d'augmentation des usages", déclare Stéphane Richard, le PDG d'Orange (ex France Télécom).

Sur le mobile par exemple, "on a un volume de data (c’est-à-dire de données) qui augmente de 40% chaque année. Donc, on est toujours obligé d'anticiper de plusieurs années", dit-il.

 
 

C’est quoi la solidarité numérique ?


Mais, actuellement, il faut éviter de saturer les réseaux. Le PDG d'Orange demande donc aux consommateurs de faire preuve de solidarité numérique. Cela consiste à notamment à :

1-utiliser en priorité les réseaux fixes et le WiFi  pour la voix et la data, afin de ne pas trop solliciter les réseaux mobiles

2-effectuer les téléchargements plus longs (films, mises à jour) pendant les heures creuses la nuit

3-opter pour la qualité "standard définition" pour les contenus vidéo.



Attention : en cas de saturation des réseaux, les opérateurs télécoms pourront être amenés à donner la priorité au trafic lié aux services d'urgence ou aux usages de télétravail, au détriment d'usages plus "ludiques", prévient Stéphane Richard.

Pour information, après Netflix et Google, Facebook et Instagram ont annoncé que le débit des vidéos en Europe allait être temporairement bridé pour éviter une congestion de l'internet, qui est très sollicité.

De son côté, la plateforme de streaming Disney+ a retardé au 7 avril son lancement prévu mardi 24 mars. Une décision prise à la demande du gouvernement français, pour alléger la pression sur les infrastructures.


 

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