Coronavirus Covid-19 : les premiers effets du confinement sont visibles sur la qualité de l'air

Le confinement permet une augmentation de la qualité de l'air / © Image par Thomas Hoang de Pixabay
Le confinement permet une augmentation de la qualité de l'air / © Image par Thomas Hoang de Pixabay

Le confinement appliqué en France depuis le mardi 17 mars 2020 montre des effets positifs sur la qualité de l'air. Cela s'explique notamment par une diminuation importante du trafic routier et par la baisse des activités économiques. Toutefois, ces effets ne pourraient être que temporaires. 

Par Léo-Pol Platet

Enfin un point positif au confinement qui dure depuis le lundi 9 mars! Certains effets commencent à être observés sur la qualité de l'air. Ils sont directement liés à une diminution des activités économiques et de transport.

Le trafic routier par exemple, a été réduit de 80% dans la région et les premiers résultats n'ont pas tardé : le dioxyde d'azote (NO2), polluant émis par le trafic routier, observe une diminution importante de ses concentrations. Confinement oblige, les trajets en voiture se font rare; c'est notamment le cas du célébre "domicile-travail", considéré comme l'habitude la plus polluante.
 
Pour l'ensemble de la région, l'indice de qualité de l'air est bon / © Site Atmo BFC
Pour l'ensemble de la région, l'indice de qualité de l'air est bon / © Site Atmo BFC


Si pour l'heure, seuls les effets liés à la réduction du trafic routier sont officiellement connus, d'autres analyses sont en cours pour évaluer précisément l'impact de la chute des activités économiques, notamment dans l'industrie ou l'agriculture.
Bien que cette diminution soit sans aucun doute bénéfique pour le bilan carbone, il n'est pas encore possible de la chiffrer.


Une augmentation de la pollution par le chauffage domestique


Mais la copie n'est pas parfaite pour autant. Si la baisse des activités économiques, professionnelles ou encore liées au trafic routier est réelle, il y a un revers : les consommations polluantes des ménages ont augmenté.

Le directeur de l'observatoire Atmo Bourgogne-Franche-Comté, Francis Schweitzer, explique : « Etant donné que les gens restent confinés chez eux, la consommation de chauffage augmente. D’autant plus que cette semaine, on repart sur une période plus frileuse ».

D'autre part, si l'embellie ponctuelle de la qualité de l'air peut réjouir, il est toutefois difficile d'imaginer qu'elle se poursuive sur le long terme. Les spécialistes s'accordent à dire que sa dégradation reprendra à peine le confinement sera levé. Conscient de ces enjeux, Francis Schweitzer espère tout de même y voir l'occasion de susciter des réflexions. "Ce serait bien que cela donne une certaine prise de conscience". 

En cette période de confinement où chacun reste enfermé chez soi, il tient également à alerter sur une autre forme de pollution. La qualité de l’air intérieur doit également être préservée. Une pollution domestique pouvant provenir des meubles, peintures, sols, manières de cuisiner, ventilation ou encore du radon, ce gaz radioactif présent dans la région. « Il faut renouveler l’air en ouvrant les fenêtres trois-quatre fois par jour », conseille le directeur d'Atmo Bourgogne-Franche-Comté. 


 

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